sum41

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Le groupe a vu le jour en 1996 à Ajax en Ontario le 41ième jour de l'été, c'est de là que vient leur nom "Sum 41", Sum étant en anglais le diminuitif du mot "summer" signifiant "été". Composé initialement de Deryck Whibley (guitare et chant) et Steve Jocz (batterie), la formation est complétée par le recrutement de Dave Baksh (guitare) et de Jason McCaslin (basse). Les membres du groupe sont alors âgés en moyenne de 16 ans et s'affublent d'un pseudo : Bizzy.D (Deryck), Stevo 32 (Steve), Dave Brownsound (Dave) et Cone (Jason).

Débordant d'énergie et bourré de talents, Sum 41 attire très vite le public et les maisons de disques, friandes à l'époque de cette jeunesse. Après plusieurs spectacles et premières parties de concert dont Blink 182, ils signent en 1999 avec le label Canadien Aquarius pour le Canada, et Island Records pour les États-Unis. Ce sera Universal qui sera chargé de la distribution.

Ils ne tardent pas à sortir leur premier album Half Hour Of Power en juin 2000. Un son punk « garage » plutôt agressif qui met en avant le potentiel de Stevo 32 (avec un solo monstrueux dans 32 Ways to Die). Cependant, l'album se vend peu, mais leur donnera l'occasion d'effectuer une tournée aux États-Unis. En effet, Sum 41 assura la 1re partie de groupes très connus : Blink-182 et The Offspring, entre autres.

Après plusieurs mois sur la route et une notoriété qui ne fait qu'augmenter, ils retournent en studio avec le producteur Jerry Finnbad afin d'enregistrer All Killer, No Filler sorti en mai 2001. Un son pop punk rock qui va les propulser au sommet (grâce à In too deep et Fat lip, plus connu par leur clip) va de nouveau les amener à enchaîner avec une tournée à guichets fermés. À ce jour All Killer, No Filler reste l'album incontournable du groupe avec plus de 3 millions d'exemplaires vendus en une dizaine de mois.

Ils vont donner naissance au groupe Pain for Pleasure" (veste et pantalon en cuir, ceinture cloutée), groupe hommage au groupes de heavy metal, tel Iron Maiden. Sur ce titre, Stevo32 et Bizzy.D échangent leur place respective. C'est aussi sur ce même titre "p4p" pour les fans, que le groupe à l'habitude de finir ses concerts.

Va s'en suivre un DVD intitulé Introduction to Destruction paru en avril 2002. Il se compose du concert de Sum 41 à Londres, de vidéos de leur tournée, de clips, de leurs délires, ainsi que les vidéos de leur début (vidéos grâce auxquelles ils se sont fait connaître des maisons de disques). DVD qui va leur valoir une poursuite judiciaire de cinq millions de dollars US : un spectateur de match de base-ball porte plainte pour avoir reçu un hot-dog lancé par les membres de Sum 41. La scène a en effet été filmée et placée sur le DVD sans son accord.

Quelques mois plus tard, ils signent le titre What We're All About de la bande originale du film Spider-Man sorti en salle en juin 2002. Titre déjà présent dans l'EP Half Hour Of Power, pour lequel ils avaient eu recours à l'époque à un professeur de rap new-yorkais.

Réelle évolution musicale, Sum 41 va épater tous ses fans en sortant un album Does This Look Infected? paru en Novembre 2002 et sonne le retour du producteur Greig Nori; plus rock que jamais, un album qui mélange aussi bien les tubes rock tel que Still waiting (Dont le clip parodie un titre du groupe "The Strokes") et Hard Rock, The Hell Song et Billy Spleen, un CD qui comporte également une partie vidéo Cross the T's and Gouge the I's, Bonus consacré au groupe Pain for Pleasure.

Ils vont enchaîner avec une tournée mondiale pour promouvoir leur dernier-né. Grâce à leur tournée précédente, ils ont acquis un excellent jeu de scène, ce qu'ils veulent prouver à tous, en commercialisant leur concert de Tokyo : Sake Bomb and Happy Ending sortie en Septembre 2003. Le concert, lui, est à la hauteur de Sum 41 mais les bonus eux, laissent un peu à désirer avec seulement deux clips et le « making off » de leur tournée japonaise.

En octobre 2004, Sum 41 sort un album très attendu : Chuck (titre hommage à leur sauveur du Congo où ils étaient présent pour tourner un documentaire sur la vie des enfants issue de la guerre pour l'organisation Canadienne WAR CHILD, représentant de l'ONU : Chuck Pelletier). Plus mature que jamais, Sum 41 dénonce dans son nouvel album les agissements de la société de consommation et des États-Unis. Côté son, il y a aussi une maturité d'esprit ; les titres passent du rock pur et dur, We're all to Blame, à la ballade, Slipping Away, (avec piano et violoncelle) et au métal, The Bitter End (hommage à Metallica), cet album est toujours produit par Greig Nori. Peu de temps s'est écoulé depuis, et Sum 41 est déjà en tournée mondiale.


À ce jour, Cone est fiancé, Dave est marié. Quant à Deryck, après avoir fréquenté Paris Hilton, il est fiancé avec Avril Lavigne. Seul Stevo reste pour le moment célibataire.

En 2004, plus précisément le 1er septembre, le groupe à fêté la survie de la station de Radio Québecoise CHOI à l'Agora de Québec avec d'autres groupe dont Les Pistolets Roses et Wide Load.

C'est en décembre 2005, qu'est paru au Japon le premier album live du groupe "Happy Live Surprise", enregistré à London au Canada et qui démontre que ce groupe est véritablement explosif sur scène. Cet album est de nouveau sorti le 7 mars 2006 mais cette fois-ci sur le sol canadien et américain, dans une autre version, sous le nom de "Go Chuck Yourself" sous le label "EMI Music Canada" et "Aquarius" malheureusement sans le dvd bonus.

En 2006 le film/documentaire "Punk's not dead" qui retrace l'histoire de la scène Punk de 1976 jusqu'à aujourd'hui, sortira sur les écrans et en dvd dans lequel "Sum 41" apparaîtra aux côtés de grands groupes de la scène comme "NOFX", "Bad Religion", "Anti-flag" etc... On y apprend que le film sera sur nos écrans en 2006, date à laquelle le mouvement Punk fêtera son 30ième anniversaire, et que le film réunira un casting très impressionnant.

Mardi 25 Avril 2006, l'Alliance Canadienne des créateurs de musique dont le groupe est membre, dénonce l'attitude des majors qui devraient parler en leur nom, et non aux noms des artistes qui ne partagent pas les mêmes vues sur l'internet et le piratage. Ils se regroupent autour de trois concepts clés :

1. Poursuivre nos fans est destructeur et hyprocrite : "Les maisons de disque ont agie de la sorte contre leur gré, et les lois autorisant les poursuites de ce genre ne se justifient pas au nom des artistes".
2. Les verrous numériques (les DRM, ndlr) sont dangereux et contreproductifs : "Les artistes s'opposent à l'utilisation des serrures numériques afin d'augmenter le contrôle exercé par les maisons d'enregistrement sur la diffusion, l'utilisation et la jouissance de la musique et sur les lois pour le contournement des mesures technologiques de ce genre. Les consommatrices et les consommateurs devraient avoir le droit de transférer la musique qu'ils achètent sur un autre support et d'en faire une utilisation raisonnable sans avoir à payer deux fois le prix".
3. La Politique culturelle devrait aider les artistes effectivement canadiens : "La grande majorité de la nouvelle musique canadienne n'est pas promue par les principales maisons d'édition qui accordent leur attention en priorité aux artistes étrangers. Le gouvernement devrait avoir recours à d'autres stratégies politiques pour assurer son appui aux artistes canadiens actuels et favoriser l'épanouissement de la scène musicale et culturelle".
Coup de tonnere en Mai 2006, Dave Baksh quitte le groupe (de manière amicale), et montera son propre groupe "Brown Brigade". Il explique qu'il ne pouvait pas exprimer toute sa propre créativité au sein du groupe. Si pour beaucoup de fans, c'est une réel déception, pour les autres c'est complétement une bouffer d'oxygène, car tous savaient l'énorme potentiel que dégagait Dave (dit Brownsoud) sur scène, il a fort à parier qui beaucoup de fans le suivent, de par sont talent et charisme qui lui est propre, sur son nouveau projet assurément plus orienter vers le métal. Le groupe tournera officiellement donc maintenant à 3 membres, plus un guitariste pour les lives & show tv, un peut à la manière de Green Day actuellement.

C'est aussi le 1 Aout 2006 comme le groupe souflera ses 10ans d'existance ;-) 1996-2006.

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Anecdotes
.Le groupe est réputé pour ses coups pendables. Alors qu'ils avaient déjà signé un contrat avec une maison de disques, les quatre compères ont laissé croire qu'ils étaient sans contrat, afin de profiter d'un dîner gratuit payé par des représentants d'une autre compagnie!

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Collaboration/Duo
Sum 41 ayant déjà à plusieurs reprises partagé la scène avec des grands noms du Rock, Heavy Metal et Hard Rock n'ont pas dérogé à la règle.

Ils apparaissent dans le clip "Hundred Million" du groupe "Treble Charger" extrait de l'albu "Detox" en compagnie d'Avril Lavinge & Simple Plan.
Ils se sont produits sur l'album d'Iggy Pop "Skull Ring" pour un duo de choc, de cette union naîtra Little Know it All ; titre pur rock.
Ils paraitront également sur le single Anglais du rappeur Ludacris : "Number one spot" avec le remix rock du titre "Get Back" (titre qui fut enregistrer àprès la superbe prestation au "Saturday Night Live" diffusé su MTV le 22 janvier 2005). Ludacris avait expliqué : « Nous avions prévu de travailler ensemble sur un projet, il y a trois ou quatre ans, pour la Bande Originale du film « Spider Man », mais nous n'avions pas pu planifier de rencontre ». Deryck Whibley, le leader de Sum 41, avait déclaré : « Quand nous avons appris cette opportunité qu'il nous offrait, nous avons répondu oui sans hésiter ».
Deryck Whibley fut également un des guitaristes sur l'album de Tommy Lee "TommyLand : THE RIDE".
Steve Jocz & Greig Nori" ont participé à la chanson "Do They Know It's Hallowe'en", Stevo en tant que chanteur en duo avec le groupe "Peaches" et Greig Nori en tant qu'ingénieur du son. Ecrit par "Nick Diamonds (Islands, ex-Unicorns)" & "Adam Gollner (Musicien et également journaliste au "New-York Times").
Co-produits par "Steven McDonald", "Adam Gollner" & "Nick Diamonds" sur le label indé "Vice Records". Ont également participé à ce disque le chanteur "Beck", les groupe "Peaches", "The Arcade Fire", "Sonic Youth" et beaucoup d'autres encore. Le single à été enregistré pour demander au reste du monde de mettre fin à cet soirée célèbre américaine qui n'est autre qu'Halloween. Bien sur cela reste un bonne blague satirique. L'argent du single sera intégralement reversé à l'organisation mondiale Unicef.

Sur L'album "Killer Queen : A Tribute to Queen" (Paru en Aout 2005 sur le label Hollywood Records") rendant hommage au quartet britannique "Queen" par des artistes de nouvelles génération. Ils y interprète la chanson "Killer Queen", ont ne reconnait pratiquement pas la voix de Deryck Whibley les choeurs laissent un gout amer. Le titre fut enregristré aux Ocean Way Studios de Los Angeles avec à la production Jack Joseph Puig.
Ils sont également partenaire du site internet Canadien "Abolissons la pauvreté" ((en)Make Poverty History) on y aperçoit Steve & Cone dans une vidéo pour proumouvoir cette action.
Deryck Whibley produira le prochain album d'Evan Taubenfeld (ex-guitariste d'Avril Lavigne).
C'est avec le groupe "Unwritten Law" que Sum 41 interprètera un couplet du single "Unwritten Christmas" lors de la période AKNF
Une collaboration méconnue mais qui nécéssite le détour, il s'agit bien ce celle avec "Tenacious.D" ou naîtra le titre "Things I Want"
Sum 41 ont aussi colaborer avec plusieurs autres artistes lors de différents lives internationaux dont Nelly & Ja Rule (sur "Walk This Way") pour ne citer qu'un des plus connus.
Deryck Whibley fait une courte apparation dans le clip "I Believe I can fly" du groupe "Me First and the Gimme Gimmes". On le voit en train de chanter dans un micro.
C'est sur le clip "Hundred Million" du groupe Canadien "Treble charger" que vous apercevrez en guests tout les membres de Sum 41 ainsi que ceux de Simple Plan et de la chanteuse Avril Lavigne

# Posté le samedi 03 juin 2006 05:03

Modifié le mercredi 25 juillet 2007 07:17

Nirvana

Nirvana
La légende raconte que Kurt Donald Cobain a voulu devenir une rock-star après avoir vu pour la première fois les Beatles à la télévision, quand il était enfait. Il est né à Aberdeen (Washington) le 20 février 1967 et, comme il s'en souviendra par la suite, il a passé la plus grande partie de son adolescence enfermé dans sa chambre à jouer et à écouter sa musique préférée, haïssant le reste du monde. Son goût pour la peinture et le théâtre, son caractère introverti et taciturne, ainsi qu'une santé délicate, donnaient de lui l'image d'un jeune souffreteur et fragile ; cela ne facilitait pas vraiment son intégration dans une localité rude, spécialisée dans le bois comme Aberdeen, peuplée d'hommes robustes, machistes, violents et enclins à mépriser tout ceux qui, comme Cobain, ne rentraient pas dans leur moule. Particulièrement s'ils dédaignaient les attraits indéniablees d'un bon spectacle de sport, une discussion animée sur leur rude journée de labeur ou le sexe, devant un bock de bière, voire une bonne bagarre devant la porte d'une taverne. Cobain a expliqué que "les gens de cette ville ne sont pas très dynamiques, ils n'ont envie de rien faire. L'ambiance est à la dépression et à l'alcoolisme."

Il n'avait pourtant pas toujours été comme ça. Jusqu'à l'âge de huit ans, son enfance fut heureuse, entourée de famille et d'amis, mais un événement traumatisant vint détruire son univers enfantin idyllique et innocent. Le divorce de ses parents, Donald et Wendy Cobain, allait le marquer pour le restant de ses jours. "J'ai eu honte, honte de mes parents. Je voulais désespérément avoir une famille classique, typiques, avec un père et une mère. J'avais besoin de cette sécurité", se souviendra plus tard le chanteur. Cet événement ouvrit une longue série de déceptions et d'échecs personnels, qui allait accroître avec le temps. Les disputes étaient continuelles avec son père qui, après s'être remarié, suggéra sans succès à son filsde laisser tomber sa guitare et de se présenter à un test pour rejoindre la marine. Il finit par mettre son fils à la porte. "Pour lui, j'étais en train de gâcher ma vue alors que moi, j'avais l'impression de luttre pour la réaliser". C'est ainsi que la maison de sa mère, elle aussi remariée, celle de certains de ses oncles, et même le pont d'Aberdeen Nord, devinrent ses toits provisoires dans les années qui suivirent.

C'est pourtant durant cette période funeste de sa jeunesse que Kurt commença à dessiner sa propre identité musicale, après une étape initiales marquée par les groupes entendus sur les radios commerciales. Il apprécie alors le hard-rock typiques des années 70 (Led Zeppelin, et tout particulièrement Black Sabbath), puis le punk et le hardcore américain, grâce au chateur-guitariste de Melvins, Buzz Osbourne, qui lui fait découvrir des groupes comme Butthole Surfers, les Stooges et Black Flag. C'est justement un concert de ces derniers qui change le cours de son existence et permet d'en arriver à la conclusion qu'il ne pourrait jamais faire "d'autre musique que celle-là."

Osbourne est aussi celui qui attire Chris Anthony Novoselic dans les eaux agitées du punk-rock et qui le présente à son ami Kurt Cobain. Novoselic est né à Compton, en Californie, le 16 mai 1965, au sein d'une famille originaire de Croatie, qui avait émigré en quête de l'incertain rêve américain. Le travail de son père dans l'industrie du bois les mena à Aberdeen, où, entre autres choses, l'enfant dut, lui aussi, assumer le divorce de ses parents.

La musique a été pour lui, comme pour Cobain, la véritable bouée de sauvetage de ses frustrations d'adolescent, et le punk est devenu un modèle de vie, qui apparemment offrait pour lui plus d'attraits et de satisfactions que les salles de classes ou un ballon de football américain. Quand Chris Novoselic (qui prendra en 1993 le nom de Krist) et Kurt Cobain font connaissance, ce dernier a déjà fait partie de groupes comme Brown Towel et, depuis la fin 1985, dirige une nouvelle formation baptisée Fecal Matter, en compagnie du bassiste Dave Crover et du batteur Greg Hokanson. Le trio a même enregistré une maquette et fait, à plusieurs reprises, la première partie de Melvins. Mais la formation d'origine ne dure pas plus de quelques mois. Cobain a déjà décidé d'engager Novoselic et, après lui avoir envoyé plusieurs enregistrements de son groupe, il obtient que le bassiste rejoigne Fecal Matter au mois de novembre. Au cours de l'année suivante, le groupe passe par un certain nombre de hauts et de bas liés principalement à la difficulté de trouver un batteur qui s'adapte au tandem et ne déserte pas au moment le plus inopportun. En avril 87, Chris et Kurt recrutent Aaron Burkhard et, pour prendre leurs distances avec leur groupe précédent, se baptisent Skid Row. C'est d'une certaine manière, le véritable embryon de Nirvana. En effet, des morceaux comme "Floyd The Barber" ou leur relecture de "Love Buzz" de Shocking Blue, qui figurant dans le premier album du groupe, appartenaient déjà au repertoire de Skid Row. Pourtant, leur nom ne tient pas vraiment la route. En quelques mois, "Skid Row" devient "Ted Ed Fred", "Pen Cap Chew" et "Windowpane". Jusqu'aun jour où Kurt a l'idée d'un nom plus accrocheur et facile à prononcer, et c'est que le trio devient "Nirvana". Burkhard les quitte peu de temps après et Dale Crover vient le remplacer à la batterie. Ils donnent quelques concert et, en janvier 1988, enregistrent la première maquette du groupe dans les studios Reciprocal Recording de Jack Endino, le producteur attitré du lable Sub Pop. Crover repart très vite, mais les musiciens commencent à faire circuler leur cassette chez les principaux labels indépendants du pays. Seuls les responsables de Sub Pop, en raison de l'intervention d'Endino, s'intéressent à leurs chansons.

Le label de Seattle, créé en 1986 par Bruce Pavitt et Jonathan Poneman, se charge de faire paraître en octobre 88 le premier single de Nirvana, "Love Buzz", avec un tirage limité à seulement mille exemplaires. Par ailleurs, la maison de disques s'enrichit d'une autre chanson du groupe, "Spank Thru", qui figure dans une compilation sous forme de triple album, Sub Pop 200, dans lequel on retrouve aussi des noms comme Screaming Trees, Green River et Tad. En mai, quelques mois auparavant, Chad Channing, ex-batteur de Fire Ant, était venu rejoindre le groupe. Ils commencent à tourner dans les salles de spectacles de la scène alternative de Seattle, où ils s'acquièrent en peu de temps une excellente réputation.

En toute logique, l'étape suivante consiste à entrer de nouveau en studios pour y enregistrer un premier album. A la fin de l'année, Nirvana commence à travailler les chansons de ce disque et en un temps records, trois jours seulement, ils enregistrent tout le répertoire choisi dans les studios de Jack Endino. Même si les crédits figurant sur le disque permettant de supposer que Kurt, Chris et Chad ont été accompagnés durant les sessions d'enregistrement par Jason Everman, on n'entend sa guitare dans aucun morceau du disque, car son entrée dans le groupe ne sera effective qu'une fois le travail achevé. Pourtant sa mention, à titre honorifique, est tout à fait justifiée, car c'est Everman qui a apporté au groupe les 606 dollars nécessaires aux frais d'enregistrement. Tout est donc prêt pour que Sub Pop accomplisse la seconde phase du contrat et que Nirvana puisse réaliser son rêve, la sortir d'un album. En juin 89, Bleach commence à être distribué chez les disquaires et, à la fin du même mois, le groupe entreprend une tournée aux Etats-Unis qui démarre à San Francisco. En dépit de l'optimisme initial, la tournée s'achève plus que prévu car, après un concert catastrophique au New Music Seminar de New York, Jason Everman décide de quitter le groupe pour rejoindre Soundgarden, en tant que bassiste cette fois. Les musiciens sont donc obligés d'annuler les autres concerts prévus.

Heureusement, il n'y a pas que des mauvaises nouvelles. "Bleach" sort en Grande-Bretagne au mois d'août et la presse spécialisée l'accueille avec intérêt. "Comme beaucoup de groupes issus de l'épicentre de Sub Pop, on peut difficilement les trouver innovateurs. Pourtant, alors que la plus grande partie des Seattlelites de Sub Pop s'est contentée de faire une exhumation tortueuse du rock antérieur, Nirvana saccage le passé, en quête de sa propre personnalité", remarque la revue Sounds. Peu après, le magazine "Rock de Lux" parle de disque affirmant que Mudhoney et Nirvana sont déjà "les plus grands représentants du son rude qui caractérise Seattle aujourd'hui". La critique se termine par une description très juste de la musique du groupe : "Un rock en béton armé soutenu par des guitares monolithiques et une basse hallucinantes, sans les fausses prises de position intellectuelles d'autres mouvements hardcore, le tout enveloppant des textes qui traitent du thème éternel des frustrations adolescentes."

A l'époque, les médias spécialisés du monde entier tournent leurs regards vers Seattle, et on parle même des sonorités spécifiques de Sub Pop, caractérisées par des formations de styles aussi différents que Mudhoney, Tad, Beat Happening, The Walkabouts, Soundgarden, et bien spur Nirvana. "Essentiellement, ils sont "the real thing". Sans idéologie de rock-stars, sans prétentions intellectuelles, sans un grand projet pour dominer le monde (...) Si Nirvana ne faisait pas ça, ses musiciens seraient en train de travailler dans une grande surface, dans l'industrie du bois ou dans un garage", écrit Everett True dans le Melody Majer. Il n'est pas si loin de la vérité, même si Kurt Cobain et Chris Novoselic ont depuis longtemps rejeté l'idée de passer le restant de leurs jours selon le modèle typique offert à la population mâle d'Aberdeen, c'est-à-dire "couper des arbres, baiser et boire, parler de baise et boire encore..." Ils veulent seulement enregistrer des disques, et avec une peu de chance, parcourir le monde pour interpréter en concert leurs propres chansons.

La chance de jouer hors de leur frontières se présente deux mois après la sortie de Bleach en Grande-Bretagne. Le 20 novembre, ils entament à Newcastle leur première tournée européenne, qui se termine le 3 décembre à l'Astoria Theatre de Londres, dans un petit festival baptisé Lame Festival. Sont là aussi Mudhoney et Tad, avec lequel ils ont déjà partagé la scène pour quelques concerts durant leur tour. La grande nuit de la "Rock city mania" comme l'appelle Sounds, remporte un grand succès et, à en juger par les critiques de la revue, c'est Nirvana qui a eu le plus grand impact sur le public : "Mudhoney peut bien avoir des pédales superfuzz et bigmuff, mais Nirvana possède en revanche un effet complètement personnel, le son flegmatique du megagrogement. Ils interprètent une chanson et déjà la première ambulance pour guitares se met en route..." Avant la fin de l'année, Nirvana sort Blew sur le marché européen et, de retour aux Etas-Unis, le 30 décembre, Chris Novoselic se marie avec sa fiancée, Shelli. Quatre mois plus tard, ils font une nouvelle tournée dans leur pays qui s'achève de façon désastreuse : le batteur sera expulsé du groupe pour "différences religieuses", selon les termes employés par Kurt Cobain. Mais surtout, les musiciens sont physiquement à bout de forces et commencent à le payer. Une cure de détente et de repos devient indispensable, mais Cobain s'y refuse. Le chanteur-guitariste continue à composer et en juillet, avec la collaboration de Dan Peter (batteur de Mudhoney), Nirvana enregistre le single Sliver. Accompagnés cette fois de Dave Crover, ils partent pour une tournée d'été, au cours de laquelle ils font la première partie de certains de Sonic Youth. Sliver sort en septembre aux Etats-Unis et le groupe, accompagné de Peters, prend part au festival de Seattle, qui a pour têtes d'affiche Sonic Youth et Melvins.

En même temps, Kurt et Chris commencent déjà à réflechir à leur prochain album. Mais, avant de s'investir complètement dans la gestation du disque, ils doivent impérativement résoudre quelques problèmes cruciaux et s'interroger sur l'avenir du groupe. "On était toujours à la croisée des chemins, prêts à décoller, mais sans jamais le faire. On était le grand espoir", expliquera par la suite Novoselic. Deux ans déjà se sont écoulés depuis la sortie de leur premier single, et ils sont fatigués de n'être qu'une éternelle promesse qui, malgré une brillante réputation, ne parvient pas à voir le bout du tunner de la scène alternative. Pavitt et Poneman ont réussi à ce que le "son Sub Pop" dépasse ses frontières naturelles, c'est indéniable. Et ce mélange de guitares abrasives avec une attitude authentiquement punk (ou, selon les mot de Kurt Cobain ce "son originaire de Seattle, un mélange fou des Stooges et de Black Flag") qui sera bientôt connu sous le nom de "grunge", est sur le point d'exploser pour conquérir un public moins marginal. Mais le prestige de leur label ne se reflète pas en termes de ventes et l'assainissement indispensable de leur finances tarde un peu trop.

Dans ces conditions, Cobain et Novoselic sont conscients que les infrastructures limitées de Sub Pop sont insuffisantes pour que leurs disques atteignent sans obstacles les marchés américains et européens. Une promotion plus appropriée leur permettrait de gagner une audience plus grande. En même temps, ils ne veulent pas renoncer à leur démarche, ce qui leur pose de terribles problèmes de conscience. Pourtant, ils pensent de plus en plus qu'il serait possible de ne pas renier leurs convictions (ce que Cobain définit comme leur "ethique punk"), même au sein d'une maison de disques multinationale. D'autre part, ils se sentent à l'étroit dans les schémas stricts du punk et du hardcore le plus immobiliste.Comme Sliver permettait de s'en douter, Nirvana a envi d'enrichir sa musique avec quelques pincées de pop. Depuis quelques temps, ils apprécient et assimilent avec beaucoup d'intérêts les travaux de groupes comme Young Marble Giants, The Pastels et même Abba. K Records (Shonen Knife et Beat Happening) est devenu le label préféré de Cobain, à tel point qu'en 1991 il se fera tatoué leur logo sur un bras. La possibilité que leurs chansons, sans avoir besoin de tomber dans les pièges du marketing le plus insipide, puissent au moins les aider à sortir de la galère économique, est trop attirante pour la délaisser.

Un autre problème, toujours non résolu, est la stabilité et l'homogénéité de leur formation, car ils subissent constamment la désertion mal venue de leurs batteurs. Après avoir envisagé plusieurs noms (la rumeur fait état de celui de J. Mascis, le leader de Dinosaur Jr.) Buzz Osbourne leur suggère de faire un essai avec Dave Eric Grohl, un garçon de Warren (Ohio), né le 14 janvier 1969, qui a fait partie de Scream, groupe réputé du circuit hardcore de Washington. Kurt et Chris connaissent déjà ses grandes qualités de musicien, car ils ont eu l'occasion d'assister à un concert de Scream à San Francisco. Ils ne se posent donc pas plus de questions et lui proposent la place.

En octobre, Dave Grohl fait ses débuts en tant que batteur de Nirvana au North Shore Surf Club de Seattle et, le même mois, il s'envole avec ses nouveaux partenaires pour une tournée en Grande-Bretagne avec le quator féminin L7. Le dernier concert de ce tour a lieu à l'Astoria de Londres en compagnie de Goldflesh. Susan Corrigan publie une chronique enthousiaste du spectacle dans le New Musical Express. "Nirvana sait comment contrôler son énergie, pour provoquer un bruit ou un grand fracas juste au bon moment. Leurs disques ne montrent pas à quel point il sont bons. Kurt Cobain a la voix d'un jeune Paul Westerberg (The Replacements) au meilleur de sa forme."

Quand le trio retourne à Seattle, après avoir conquis la presse anglaise, sa décision de donner un brusque tournant à sa carrière est bien mûrie. Le groupe se tourne alors vers la grande industrie discographique. Pour les conseiller, ils engagent l'entreprise de management Gold Mountain Entertainment, dirigée par John Silva et Barry Goldberg qui, curieusement, est celle ayant introduit Sonic Youth dans le catalogue de DGC (label indépendant appartenant à la multinationales Geffen). "Les compagnies indépendantes peuvent t'étouffer avec leur petite infrastructure. Il n'y avait pas d'avenir, c'est pour ça qu'on a cherché un major, on avait notre claque de la mauvaise distribution de nos disques, on avait besoin de stabilité", se justifiera Chris Novoselic. Ce moment est venu et Nirvana, assisté de ses représentants, pénètre dans les bureaux de DGC où, le 4 janvier 1991, les musiciens signent un contrat pour deux albums, et reçoivent sur le champs une avance, non négligeable, de 287 000 dollars. Les responsables de Sub Pop, qui ne digèrent pas très bien la nouvelle, vont eux aussi tirer un extraordinaire profit de la situation : DGC les dédommagera de 75 000 dollars pour la perte du groupe, et leur accordera un pourcentage sur les bénéfices du second disque de Nirvana, dans le cas où ses ventes dépasseraient les 200 000 exemplaires. Evidemment, tout le monde est loin de se douter du succès colossal qu'obtiendra le trio, ni que Bleach va devenir l'album le plus rentable de la petite compagnie, puisqu'il se vendra à plus d'un million d'exemplaires dans le monde entier.

Dès que le contrat est signé, Nirvana s'enferme dans les studio Sound City de Los Angeles pour y enregistrer ses nouvelles chansons, avec un buget de 135 000 dollars. C'est Butch Vig, dont le travail réalisé avec Killdozer avait séduit Cobain et Novoselic, qui est choisi comme responsable de production, au détriment de Don Dixon et de David Briggs, recommandés par la maison de disques. Le groupe ne perds pas de temps : l'enregistrement à peine terminé, il reprend la route pour faire la première partie des concerts des Dinosaur Jr. sur la Côte Ouest, puis retourne en Europe. Le principal rendez-vous a lieu le 23 août, à l'ouverture du festival de Reading. L'affiche regroupe Sonic Youth, Dinosaur Jr., Iggy Pop, Blur et Teenage Fanclub. Nirvana donne un concert qui, au dire du magazine Ruta 66, est sans doute le plus marquant du festival. "C'est l'un des groupes qui a le plus de fans, ce que l'on peut constater en voyant la quantité de tee-shirts à son nom dans le public. Ils se donnent à fond. Kurt Cobain se jette carrément dans la foule du haut de la scène et continue à marteler sa guitare, soutenu en l'air par les fans."

Le groupe profite de ces concerts pour présenter certains de ses nouveaux morceaux, comme "Smells Like Teen Spirit" qui sort en octobre, en avant-première de leur second album. Deux ans se sont écoulés depuis la sortie de Bleach et les fans attendent avec impatience leur nouveau disque. Enfin, le 23 septembre, DGC lance Nevermind, avec un tirage initial de 40 000 exemplaires aux Etats-Unis et un peu moins de 10 000 en Grande-Bretagne. Ces chiffres font plutôt rire aujourd'hui, mais à ce moment-là, ni le groupe, ni la maison de disques, ne pouvaient imaginer que l'album allait en moins de 4 mois détrôner dans les charts le "Dangerous" de Michael Jackson aux recettes spectaculaires. Ils ne se doutaient pas non plus qu'en 5 ans le disque se vendrait à plus de 10 millions d'exemplaires. En effet, Nevermind est encensé par la presse spécialisée, presque unanime dans le monde entier. Il a, bien sûr, quelques détracteurs, qui au-delà de la musique, critiquent le groupe pour s'être fait récupérer par une multinationale ou qui considèrent le disque comme un mélange insipide de hard-rock et de punk truffé de clins d'oeils à la musique alternative la plus banale. C'est le cas par exemple, du journaliste Juan Cervera, lorsqu'il écrit, six mois après la sortie du disque, dans "Rock de Lux" : "Un début lumineux... et le reste décevant. Les aspérités de Bleach ont été bien convenablement limées et le regard se tourne désormais vers les années 60, aec la mélodie pour premier objectif. Mais les chansons ne prennent pas, et Nevermind s'enfonce irrésistiblement dans l'ennui. Trop de clichés - un succédané fonctionnel du meilleur rock alternatif de la décennie passée - peu de risque, aucune transgression, à l'exception (bonne) de Lithium et de Territorial Pissings, morceaux dans lesquels l'angst de Cobain apparaît avec conviction et sans lourdeur. Le succès populaire est compréhensible : les ballades (Polly, Somthing In The Way) auraient très bien pu figurer dans "Use Your Illusion" de Guns N'Roses..."

Par contre, dans la même revue, Marc Mateu tient des propos diamétralement opposés : "Nirvaan, ce sont toujours trois types dégingandés qui font une musique puissante, davantage orientée maintenant vers les mélodies, mais sans pour cela être moins percutantes. Des coups fumants comme "Smells Like Teen Spirit" n'ont rien à voir avec la bouillie décaféinée qu'on vous sert sur les radios AOR américaines (...) Nirvana aime les Beatles, REM, et aussi le mordant du hard-rock des années 70. Cela donne un cocktail à la fois puissant et réussi."

Plus concrétement encore, Lauren Spencer, dans la revue Spin définit Nirvana comme "un mariage entre REM et Sonic Youth, avec The Germs comme maîtresse."

Comme on peut le constater, il y en a pour tous les goûts, mais personne ne peut contester que Nevermind a causé non seulement une agréable surprise, mais aussi un petit (voire énorme) tremblement, ébranlant les bases de l'industrie musicale et favorisant la rencontre du rock alternatif avec le grand public, qui n'avait aucune idée de ce qui se passait en dehors des programmes radio conventionnels. De plus, Nevermind est devenu le credo pseudo-existentialiste de toute une généraltion, à laquelle Kurt se rattache, et qu'il définit comme "apathique". C'est aussi le manifeste rageur et dramatique d'un genre, le grunge, qui va franchir les frontières social, une attitude, une mode et presque une façon de vivre. Le titre de l'album, bien entendu, en donnait déjà un début d'explication : "le disque s'appelle Nevermind (c'est-à-dire "Peu importe") car la plupart des gens préfère s'en foutre, ou simplement dire "peu importe", plutôt que de prendre une bombe et taguer ou de monter un groupe. Les gens ont perdu l'habitude de faire ce genre de trucs et ça me préoccupe. Ce serait si simple de taguer une bonne fois pour toutes "Foutez Georges Bush en l'air". Peu importe que ça n'ait aucun impact, mais au moins c'est une façon de décompresser et en plus c'est marrant", disait Cobain.

La tournée de promotion de l'album débute aux Etats-Unis, continue en Europe, passe même par le Japon et l'Australie, début 92. L'ascension du groupe est irrésistible : sa présence dans les principales émissions radio et télé est devenue incontournable, le clip "Smells Like Teen Spirit" est diffusé tout le temps sur MTV, et même les revues pour adolescents se font l'echo de toutes les nouvelles relatives au groupe. Et, sans conteste, l'évènement le plus marquant est le mariage de Kurt Cobain avec Courtney Love à Waikiki (Hawai), le 24 février 92. Ils se sont connus huit mois auparavant à Los Angeles et ont ensuite l'occasion de se rencontrer à plusieurs reprises. Le divorce des parents de Love n'avait pas été qu'une simple anecdocte dans sa biographie plutôt touffue. Toute enfant, elle a été mise dans des maison de redressement pour avoir volé des tee-shirts de Kiss dans un grand magasin. Plus tard, elle a travaillé comme stripteaseuse et, parmi sa collection d'aventures amoureuses, on trouve la perte de sa virginité avec Michael Mooney (Psychedelic Furs), un mariage éphémère avec James Moreland (Leaving Trains) et une brève liaison avec Billy Corgan (Smashing Pumpkins). Sa carrière artistique n'a pas été moins agitée : après avoir fait partie quelques temps de Faith No More, elle a ensuite créé Sugar Baby Doll avec Kat Bjelland (Babes In Toyland) et Jennifer Finch (L7). Elle a même flirté avec le cinéma (bien avant "Larry Flint", elle a fait une apparition dans "Sid And Nancy" - sans toutefois obtenir le rôle de Nancy Spungen, qu'elle convoitait - et a joué dans "Straight To Hell") avec l'excellent album "Pretty On The Inside". Pas besoin de dire que la carrière de Hole commence à décoller après le mariage de Courtney avec Kurt. Logique.

A partir de ce moment, le célèbre couple se voit soumis à une persécution constante de la part des médias, qui attendra les sommets d'une veulerie inconcevable dès l'annonce de la grossesse de Love au mois d'avril. Les rumeurs faisant état de l'addiction des deux musiciens à l'héroïne sont de plus en plus insistantes, et le couple, surtout Kurt, décide de se replier dans sa propre intimité, pour se protéger, tant que se peut, de l'attention permanente et du harcèlement du public. Au moins d'août pourtant, le malaise et la pression atteigne l'insoutenable. Le 8, à l'hôpital Cedars Sinai de Los Angeles, Courtney Love accouche d'une petite fille qui reçoit le nom de Frances Bean, en hommage à l'actrice Frances Farmer. Le journal britannique à sensation "The Sun" affirme que l'enfant est née avec un syndrome de manque et, le même mois, "Vanity Fair" publie un long reportage dans lequel, selon la journaliste Lynn Hirschberg, Love avoue avoir consommé des drogues avec son amri pendant la grossesse. De plus, elle est photographiée, peu avant l'accouchement, avec une cigarette à la main. Le même article affirme aussi que Nirvana a été à deux doigts de la rupture en raison d'un succès mal digéré et surtout, par des relations houleuses de Courtney Love avec Dave Grohl et Chris Novoselic. Compte-tenu des déclarations de Love, les services de la Protection de l'Enfance de Los Angeles entament une recherche pour savoir si le couple est capable d'élever sa fille dans de bonnes conditions. Finalement, Kurt Cobain craque, physiquement et mentalement. La leader de Hole accuse Madonna d'avoir orchestré cette campagne de presse en représailles pour avoir refusé de signer avec son label Maverick. "L'article de Vanity Fair n'aurait pas existé si je ne l'avais pas envoyée chier", accuse Courtney.. Un mois après ce lamentable évènement, Kurt accorde une interview à La Time dans lequel, entre autes, il reconnaît avoir abusé d'héroïne. "J'ai pris différentes drogues, mais je n'ai rien à en dire de bien. C'est une perte de temps totale. On a des tas de jeunes fans et je ne veux surtout pas être accusé d'inciter à la consommation de drogue (...) Tu ne peux pas savoir à quel point mon attitude à changé depuis la naissance de Frances. Tenir un bébé dans ses bras est la meilleure drogue du monde. Je ne veux pas que ma fille grandisse entourée de gens qui lui disent que ses parents étaient des junkies."

Pendant ce temps, la nirvanamania va crescendo et génère des bénéfices considérables. Tout le monde veut sa part du gâteau, même sans y avoir droit. C'est ainsi, par exemple, que les anglais Patrick Campbell-Lyons et Alex Spyropoulos intentent un procès au groupe, alléguant une appropriation frauduleuse du nom artistique Nirvana qu'ils utilisent depuis 1968. Le juge chargé de l'affaire admet ce fait, mais n'oblige pas pour autant les Américains à changer de nom ni, encore moins, à payer des dommages et intérêts à ces plaideurs opportunistes et intéressés.

Malgré l'ambiance étouffante dans laquelle vit le groupe, les concerts se succèdent durant tout l'été. Des rumeurs courent sur éventuel forfait de Nirvana pour le Festival de Reading, dont ils sont tête d'affiche de la journée de clôture, le 30 août, achevant l'exténuante tournée de Nevermind. Pourtant, à l'heure dite, Kurt, Dave et Chris dont irruption sur la scène, à la suite de groupes comme Nick Cave and the Bad Seeds, Melvins, Teenage Fanclub et Smashing Pumpkins, et donnent un spectacle plutôt irrégulier pour clore cette manifestation ayant réuni plus de 50 000 spectateurs. "Kurt Cobain est arrivé syr scène dans une chaise roulante poussée par Chris Novoselic. Il portait une gbardine et une perruque blonde. Il a fixé le micro et s'est mis à ironiser sur tous les racontars dans le groupe fait l'objet. Si on se souvient que dans le passé ils vaient été colossaux à Reading, ils étaient plus qu'attendus. Mais ils ont déçu. Ils ont été froids, sans la spontanéité d'autrefois. Tout paraissait prévu et répété jusqu'à satiété, même la destruction de leurs instruments à la fin", relate Antoni Badia dans Ruta 66. Il est évident qu'après quelques mois si agités, les musiciens sont à bout de souffle et ont besoin de mettre leur carrière entre parenthèses pendant quelques temps pour reprendre des forces et de l'enthousiasme. Ainsi, après avoir participé, le 9 novembre, à la cérémonie des MTV Awards, où ils reçoivent les prix du Meilleur clip alternatif et du Meilleur clip dans la catégorie espoirs pour "Smells Like Teen Spirit", ils décident de remettre à plus tard l'enregistrement de leur nouvel album.

Pour éviter que l'intérêt des fans pour le groupe ne s'amenuise (et en même temps continuer à exploiter cette poule aux oeufs d'or de la basse-cour alternative), DGC fait paraître, fin 92, un disque de raretés, Incesticide, que la presse interprète comme une déplorable concession aux intérêts de la multinationale. Heureusement, la groupe ne tarde pas à retourner en studios. Ils annoncent que le disque aura des sonorités plus crues, plus sauvages et moins peaufinées que Nevermind et, pour ce faire, engagen Steve Albini, séduits par le travail que ce musicien et producteur a accompli avec Pixies et The Breeders. Les sessions se passent assez rapidement et sans problèmes. En effet, durant la fin des enregistrements, il reste assez de temps à Kurt pour produire le nouvel album de Melvins, Houdini, et collaborer avec le mythique écrivain William S. Burroughs à la conception du single "The Priest They Called Him". Par ailleurs, Nirvana participe à un festival donné au Cow Palace de San Francisco destiné à collecter des fonds pour les vicitmes de la guerre en Bosnie.

Le concert suivant a lieu fin juillet, dans le cadre du New Music Seminar de New York. Avec le concours d'un guitariste d'accompagnement, Big John Duncan, ex-Exploited, Nirvana interprète quelques chansons de son nouvel album, qui après avoir écarté des titres comme "I Hate Myself And Want To Die" ou "Versus Chorus Versus", s'appellera finalement "In Utero". Au mois d'août, le groupe entreprend une vaste tournée aux Etats-Unis avec Pat Smear, qui avait déjà fait du l'influent groupe hardcore The Germs, en tant que secondes guitare, et la violoncelliste Lori Goldston. Après une longue attente, le 13 septembre paraît "In Utero".

Comme le groupe l'avait laissé entendre, il s'agit d'un album rageur, âpre et difficile à assimiler pour ceux qui attendaient une suite de Nevermind. "C'est ce qu'on pourrait appeler un authentique disque de grunge. Il est sale. Mais, pour lui rendre justice, il fait dore que chaque chanson a sa propre personnalité, chaque morceau est traité comme une entité isolée. J'insiste, je crois que le mot que le définit le mieux est "grunge"... Quand on a fait Bleach, personne n'employait ce nom, ça signifie quelque chose comme de la crasse accumulée sur un rideau de douche. Maintenant, ce mot fait partie de notre vocabulaire, il faut vivre avec", déclare Novoselic. La polémique qui accompagne la sortie d'In Utero - Albini déclare que le disque est une "suicide commercial" et que son style ne plaît pas du tout aux responsables de DGC et de Gold Entertainment - joue pourtant en faveur du groupe. Pas sur le plan commercial (les ventes sont considérablement inférieures à celles de Nevermind), mais cela contribue à renouveler le prestige du groupe dans les cercles spécialisés. In Utero n'est pas, en effet, un album complaisant ni même aimable, et sans doute pour ces raisons, la presse le traite avec une certaine bienveillance, ce qu'a priori on n'attendait pas. "Ceux qui ont dansé sur Nevermind devront aller voir ailleurs. Ceux qui connaissaient Nirvana se rendront compte que le groupe peux encore fabriquer des pillules difficiles à avaler. In Utero est un très bon disque, sincère et brutal, mais condamné aux ténèbres" écrit Rafa Cervera dans Ruta 66.

Alors que tout paraissait indiquer que le groupe avait pratiquement solutionné les différents qui le séparaient des détracteurs (qui, injustement, ne lui pardonnaient toujours pas sa désertion de la scène indépendante), Nirvana accepte de réaliser une session acoustique pour MTV, dans les studios Sony de New York. Cette décision irrite les détracteurs et beaucoups de fans méfiants, persuadés que le groupe a de nouveau cédé aux intérêts de l'industrie du spectacle et aux pressions d'une maison de disque qui, par cette manoeuvre, entend bien se dédommager des ventes "modestes" d'In Utero. Pourtant, comme le prouve l'album "MTV Unplugged In New York" reprenant le concert du 18 novembre, le format unplugged (acoustique) permet de découvrir une facette de Nirvana tout à fait excitante, et en aucun cas insignifiante ou méprisable. Le groupe profite aussi de l'occasion pour faire une relecture émouvante de certains de ses propres chansons, avec la collaboration de Smear et de Goldston, et aussi pour rendre hommage à Meat Puppets (dont deux membres, les frères Curt et Cris Krikwood, sont présents), à The Vaselines, à Leadbelly et à David Bowie.

Début janvier, Nirvana achève à Seattle ce qui sera sa dernière tournée américaine et, un mois plus tard, part pour Lisbonne pour y donner le premier des concerts européens de la tournée promotionnelle d'In Utero. Le tour devra pourtant être interrompu le 1er mars 1994, après un spectacle au Terminal Einz de Munich, au cours duquel Kurt Cobain perd sa voix. Le médecin lui recommande du repos et le groupe décide de reporter les concerts en avril. Ce qu'on ne sait pas, c'est que le public munichois sera le dernier à voir Cobain, Novoselic et Grohl ensemble sur scène. A partir de cette date, les événements dramatiques se succèdent à une allure vertigineuse. Ils aboutiront au suicide tragique du chanteur de Nirvana : le 4 mars, Courtney Love retrouve son mari inconscient dans une chambre de l'hôtel Excelsior à Rome, où le couple s'était donné rendez-vous. Bien que les médias qualifient l'événement "d'accident" ("la dernière image que j'ai de lui est celle d'un père qui jouait avec sa fille, pas celle d'un jeune qui voulait en finir avec la vie", déclare l'un des médecins qui l'ont accueilli à l'Hôpital Américain), la réalité est bien différente. Kurt a essayé de mettre fin à ses jours en ingérant une cinquantaine de somnifères mélangés avec de l'alcool. Une fois sorti du coma et après trois jours d'hôpital, il rentre à Seattle. Le 18, le couple a une violente dispute et Love est obligée d'appeler la police car Cobain, retranché dans une pièce avec un pistolet, menace de se suicider.

Kurt est dans un état physique et mental déplorable en raison de sa dépression et de sa toxicomanie, et sa relation avec Courtney est désormais insoutenable. Le musicien, contrairement à sa femme, refuse de se soumettre à une cure de désintoxication, malgré l'ultimatum de Novoselic et de Smear menaçant de dissoudre Nirvana. Peu après, Cobain entre à l'Exodus Recovery Center de Marina del Rey, en Californie, pour y être soigné. Mais, au bout de deux jours, le 1ier avril, il s'en échappe et retourne à Seattle. Sa mère prévient la police de sa fugue, et Courtney engage un détective privé pour le retrouver, mais il est déjà trop tard : le8 avril, Gary Smtih, un électricien venu installer un système de sécurité dans la maison que le musicien possède à Mardona (Seattle), découvre sur le sol le corps sans vie de Kurt Cobain. "J'ai d'abord cru que c'était un mannequin mais je me suis aperçu qu'il avait du sang à l'oreille droite. J'ai vu une fusil sur sa poitrine, braqué vers son menton", raconte Smith à la presse. Selon le rapprt d'autopsie, Kurt a pris du Valium et de l'héroïne avant d'appuyer sur la gâchette de l'arme avec laquelle il a décidé de mettre un triste point final à ses jours. "Maintenant il est parti et a rejoint ce stupide club. Je lui avais dit de ne pas chercher à en faire partie", déclare sa mère, Wendy O'Connor, à l'agence de presse Associated Press, faisant référence à ce club supposé de jeunes stars du rock qui, comme Janis Joplin, Jimi Hendrix et Jim Morisson, sont morts à l'âge de 27 ans. Le cadavre de Kurt Cobain est incinéré le 10 avril. La suite, Foo Fighters ou Sweet 75, est une autre histoire.

# Posté le samedi 03 juin 2006 05:14

Modifié le mercredi 25 juillet 2007 07:22

AC/DC

AC/DC
En 1963, l'Ecosse traverse une importante crise économique. C'est ainsi que William et Margareth Young quittent les faubourgs de Glasgow et embarquent pour l'Australie. Ils s'installent à Burwood, banlieue de Sydney avec huit de leurs neuf enfants. C'est à la Ashfield Boys High Scool, un lycée aux règles strictes que Angus Mac Kinnon, né le 31 mars 1955 et Malcolm John, né le 6 janvier 1953 "étudient".
Malcolm quitte l'école dès ses quinze ans et commence à enchaîner des petits boulots. Le soir, enfermé dans sa chambre, il gratte ses premiers accords sur une Gretsch Jet Firebird'63.
Grâce à la réputation de son frère Georges, Malcolm est sollicité ici et là par divers groupes. En 1971, the New-Castle's Velvet Underground l'engage comme guitariste. Un an plus tard, il quitte le Velvet. Georges, souhaitant aider ses frères, les invite aux sessions d'enregistrement de son nouvel album Tales Of Old Granddaddy. Dans l'euphorie du moment, ils réussirent à placer quelques interventions guitaristes. C'est ainsi que Malcolm décide de créer son propre groupe. C'est leur s½ur Margaret qui leur suggère le nom d' AC/DC. (Une inscription au dos d'un aspirateur signifiant en anglais Courant Continue/Courant Alternatif)

Fin 73 : La composition du groupe est de : Dave Evans, au chant, Larry Van Knedt, un bassiste hollandais et Colin Burgess, et son petit frère Angus, recruté provisoirement.

Angus ne tarde pas à quitter l'école et se fait embaucher comme maquettiste pour le magazine porno Ribald. Il décide de former à son tour, avec des copains d'école, le groupe Tantrum. C'est au même moment que Malcolm décide de l'engager définitivement. C'est le 31 décembre 73, au Shakers Club de Sydney qu'AC/DC donne son premier concert (reprise des Stones, Chuck Berry, Beatles + quelques compos. Perso).

Avril 74 : C'est le ménage, la formation devient : Young, Young, Evans, Bailey, Clack. Ils entrent en studio pour enregistrer Can I sit next to you girl et Rockin' in the Parlour.

Août 74 : AC/DC décroche la première partie de Lou Reed. Lors d'un concert a Adélaïde, un certain Bon Scott qui travaillait alors comme chauffeur et dans la salle, va proposer ses services au groupe. Ces derniers cherchaient déjà à remplacer leur chanteur. Il le convie pour une audition. Bon met rapidement tout le monde d'accord. Il intègre le groupe en septembre 74.

Novembre 74 : Le groupe enregistre son premier album High Voltage dans les Studios Albert de Sydney sous la houlette de Vanda et Young. Le batteur de studio Tony Cerruti remplace provisoirement Clark et Georges se partagent les parties de basses avec Bailey.
Formation: Young, Young, Scott, Bailey, Young, Cerruti.

Décembre 74 : Le groupe emménage à Lansdowne Road à Melbourne où habite leur nouveau manager, le puissant Michael Browning.


Janvier 74 : Bailey et Clark sont définitivement virés. Phil Witschke Rudzevecuis, Rudd pour les intimes, né à Surrey Hills,Melbourne, le 19 mai 1954,est engagé par le biais de Trevor Young des Coloured Balls.

Janvier 75 : Le groupe joue en quatuor, c'est alors que le 25, George Young les rejoint pour les dépanner pour le concert du Sunbury Festival où la tête d'affiche n'est autre que Deep Purple. Une Mésentente avec le groupe déclenche une bagarre devant 20 000 spectateurs.


Février 75 : High Voltage, le single et une reprise de Baby please don't go de Muddy Watters sortent dans les bacs le 17. La sortie de ce disque amène le groupe a une tournée dans tout le pays.

Le groupe auditionne le bassiste Mark Evans et l'engage.
Formation: Young, Young, Scott, Evans, Rudd

Septembre 75 : Sortie de l'album TNT qui atteint rapidement les 100 000 exemplaires. Incluant entre autres les explosifs It's a long way, Live wire, TNT ainsi que des blues aussi lents que puissamment magnétiques comme l'inoubliable The Jack, chanson préférée du groupe comme du public dans les spectacles. Bon Scott joue dans cette dernière chanson du contresens où ce qui semble être une partie de poker n'est autre qu'un récit au sujet d'une maladie vénérienne a laquelle Bon et ses complices avaient étés confrontés à de nombreuses reprises. (The Jack en argots signifie la vérole).

Concerts et contrats s'enchaînent, AC/DC remplit les salles et les fans reprennent en c½ur les titres de leurs derniers albums.

Janvier 76 : Le groupe retourne au Albert Studio et en trois semaines enregistre Dirty Deeds Done Dirt Cheap. De la même lignée que les albums précédent, il inclut notamment RIP (Rock In Peace) qu'on ne retrouve pas sur la version Européenne.

Avril 76 : Départ du groupe pour l'Europe, Londres en plein dans la période pré-Punk. La tournée débute le 25, au club Red Cow de Hammersmith. Au fil des jours, AC/DC obtient la faveur du Public qui constate que par leur son et leur attitude sur scène, ils sont nettement meilleurs que le groupe en tête d'affiche. Atlantic Record profite du moment pour sortir un High voltage restructuré.

Décembre 76 : Edition de la version Anglaise de Dirty Deeds Done Dirt Cheap. Après une Année laborieuse et épuisante, Le groupe retourne passer les fêtes en famille et se reposer pour ce qui doit être une année décisive pour leur carrière.

Février 77 : Toujours avec l'aide de Vanda et Young, Le quatrième album "Let there be Rock" fait sa sortie . Attention, avec cet album, c'est de l'explosion a chaque morceau, on ne reprend jamais sa respiration. Tous les titres détonnent, et une fois encore le groupe nous raconte leurs expériences sexuelles avec Crabsody in blues (Blues étant la marque d'une crème contre les morpions) et Whole lotta Rosie, une copine de Bon qui avant lui, s'était mise au lit avec 28 hommes dans le même mois. Le disque ne sortira qu'à la fin de l'année. A la fin du mois, ils partent au Royaume-Unis pour une tournée à succès de 26 jours.

Avril 77 : C'est une tournée Européenne qui occupe le groupe maintenant avec en première partie : Black Sabbath. Des tensions règnent entre Malcolm et Geezer Butler, le bassiste de Sabbath, a Helsinky (Finlande) Geezer menace d'un couteau Malcolm. Ce dernier ne se dégonfle pas et le frappe a coups de poings. Le groupe est renvoyé de la tournée malgré l'amitié que porte Ozzy Osbourne à Bon et Angus.

De retour a Londres, le groupe se sépare de Evans qui ne s'entend pas bien avec Angus. Ils contactent alors Collin Pattenden des Manfred Mann's Earth Band. Trop vieux apparemment aux yeux de Browning qui leurs présente Cliff Williams. Il plaît au groupe et est engagé dès l'été.

Juin 77 : Départ pour l'Amérique du nord où les attends une tournée qui les mènera jusqu'au milieu de l'automne. C'est pendant cette tournée qu' Angus découdra une invention stupéfiante: Il s'agissait d'une guitare sans câble, qui fonctionnait avec un petit émetteur fixé a la courroie. Bon évoquait ce moment :" C'était incroyable à voir. Angus avait un large sourire et c'était comme si une multitude de pensées malignes traversaient son esprit, imaginant les dégâts qu'il pouvait causer avec cette petite et maléfique invention.

Réédition de l'album Let there be Rock

Décembre 77 : Profitant de leur séjour a New-York, Ils enregistrent un concert destiné à être diffusé à la radio. C'était le 7 dans les Atlantic Studio de Broadway que fut enregistré le pirate le plus recherché d' AC/DC "Live from atlantic Studios" maintenant disponible dans le coffret BONFIRE.
Début 78 : De retour a Sydney, AC/DC retourne en studio jusqu'en Mars pour enregistrer leur nouvel album : Powerage que je trouve personnellement dément. Le LP sort en Angleterre le 28 Avril.

Mai 78 : Début d'une nouvelle tournée. 20 spectacles en UK, puis en Amérique où ils assurent les premières parties de groupes tels que Aérosmith, Journey, Alice Cooper.

Après 5 mois sur les routes, la popularité d' AC/DC est montée considérablement. Aux Etats-Unis, 250 000 copies de Powerage sont vendues, en Angleterre, l'album et au top 50 ainsi que le single Rock'n Roll Damnation qui est dans les trentes plus vendus.

Octobre 78 : Devant l'expectative croissant de tout ce qui touche au groupe, les managers et le compagnie discographique décident d'investir dans ce qui serait une sorte de "Grand Succès" regroupent les meilleurs titre du groupe. Mais ils décident aux dernier moment de faire un disque en direct. L'idée géniale permit au groupe de sortir le fabuleux et l'un des plus importants live de l'histoire du Rock : "If you want blood... You've got it".
Commence alors une nouvelle tournée qui les poussera à la gloire, cette fois, AC/DC n'a plus de concurrent dans leurs domaine.
Atlantic persuade le groupe pour qu'ils fassent un disque brisant les barrières commercial que connaît le Rock dur. Dans un premier temps, il leur faut trouver un producteur sachant adapter leur musique au bande FM du moment. Venda et Young sont donc provisoirement écartés pour laisser la place à Eddy Kramer (Led Zepplin) les séances d'enregistrement en Floride furent un échec. Ce dernier n'ayant pas du tout les mêmes "goût" que le groupe. C'est ainsi que Browning leur présente Robert john "Mutt" Lange. Le groupe s'enferme donc dans les studios Roundhouse de Londres pour un enregistrement de six mois.

27 Juillet 79 : Publication de Highway to Hell dans le monde entier. Ca y est, AC/DC a franchi le cap, l'album explose les bacs ,les singles higway to hell, Girls got the rythm et touch to much passent constamment sur les bandes FM.
Le groupe doit frapper fort aux Etat-Unis, ils licencient Michael Browning et engagent l'américain Peter Mensh. Malgré les craintes du groupe, tout fonctionna parfaitement et AC/DC passa la plus grande partie de 79 sur les scènes du plus grand et plus rentable marché du Rock de la planète pour une tournée qualifié de terrifiante.

Octobre 79 : Début de la tournée britannique, ils engagent les débutants Def Leppard en première partie. Ensuite, le groupe fait escale dans différentes villes européennes. C'est à Paris qu'ils décident de faire une vidéo de leur concert plus des interviews et des moments fort des coulisses : "Let there be rock".

Février 80 : MIDEM de Cannes (France). Le groupe reçoit plusieurs disques d'or pour la vente des albums "If you want blood...You've got it" et "Highway to Hell" dans presque tous les pays européens et les USA.
Angus se marie avec sa fiancée hollandaise Helen.

19 Février 1980 : Bon, comme d'habitude part boire quelques verres avec ses amis Pete Way et Phil mogg, du groupe britannique UFO. Aucun des deux ne se souvient avoir été avec Bon ce soir là, ce qui paraît étrange. Il en sortit à 3 heures du matin, bien éméché, au bras d'un mystérieux individu du nom de Alisdair Kinear qui se proposa de le ramener chez lui. D'après ses déclarations à la police, Bon s'était endormi dans la voiture, impossible à réveiller, Kinéar décide de l'emmener chez lui, au 67 Overhill Road, en espérant qu'il se réveille pendant le trajet. Bon dormait toujours et Kinéar décide de le laisser dans la voiture après l'avoir recouvert d'une couverture et fermer la voiture pour une plus grande sécurité. Le lendemain, Kinéar se réveille tard dans l' après midi, il se souvient de Bon enfermé dans la voiture. Il sortit le chercher et le trouva encore inconscient. Il conduisit Bon au King's College Hospital où les médecins constatent qu'il était déjà décédé, la mort étant due à une asphyxie provoquée par ses propres vomissements.
D'après certaines sources le nom de Alisdair Kinéar était un pseudo. donné à la police et la presse pour cacherle véritable nom de la personne qui passa les dernières heures avec Bon.

Apres cette tragédie, le groupe ne savait plus quoi faire, Quelques semaines après les funérailles de Bon, Malcolm est allé voir son frère pour lui proposer de jouer quelques morceaux juste lui et Angus "Ca nous a sorti la tête de l'eau" a dit Angus. Puis ils sont allés voir le reste du groupe pour leur demander s'ils voulaient arrêter où continuer. Tout le monde étaient OK mais il fallait maintenant trouver un nouveau chanteur, chose très dure pour le moral du groupe. Un tas de prétendants, plus ou moins bon, se firent connaître. Le manager du groupe leur proposa une liste de chanteurs, parmis eux un chanteur écossais qui avait connu le succès avec le groupe Geordie dans les années 70 : Brian Johnson. Il semblerait que ce soit la lettre d'un fan de Chicago qui fit pencher la balance en sa faveur. En effet elle expliquait que Bon avait affirmé que Brian Johnson était un de ses chanteurs favoris. A l'époque où Bon chantait avec fraternity, il avait souvent partagé la scène avec Geordie. Peter Mensh lança alors un avis de recherche pour localiser l'Ecossais. Ce dernier se trouvait dans son Newcastle natal, travaillant comme mécano.


Mars 80 : C'est décidé, Brian fera partie du groupe. Il confessait qu'il était mort de trouille car comme beaucoup de gens a Newcastle, il était fan d'AC/DC et craignait des représailles des plus fanatiques d'entre eux.

Avril 80 : Le groupe s'envole pour les Bahamas pour enregistrer leur nouvel album. 10 chansons le composent, mais aucune des 15 que Bon Scott avaient écrites à Londres. Le résultat est un autre disque incontournable de la carrière d' AC/DC qui dissipe heureusement les craintes sur leurs possibilités de refaire surface après la perte d'un élément aussi important que Bon. En effet "Back in black" relance le groupe pour cette nouvelle décennie qui leur apportera beaucoup de satisfaction a tous les niveaux.

30 Juillet 80 : Début de la tournée "Back in Black" dans la ville Eire (Pennsylvania) où ils surprennent les spectateurs par une immense cloche d'une tonne et demi qui occupe le centre de la scène.
31 Juillet 80 : Sortie du disque sur toute la planète, Il atteindra rapidement la 4eme place aux USA et la 1ere en Grande Bretagne. Peu de temps après l'album fut disque de platine.

Octobre 80 : La tournée continue en Angleterre où les salles sont toujours combles malgré 3 ou 4 soirées par villes.


Novembre 80 : C'est le Japon qui subit maintenant la déferlante AC/DC.


Février 81 : Les ventes ne régresse pas et, supplié par leur fan américain, le groupe repart pour une tournée de cinq mois ou ils se produiront dans plus de 100 concerts. C'est lors de cette tournée qu'ils inaugurent le Bell End Club, une sorte de Pub construit derrière la scène ou l'on trouve bar, billard, fléchettes... Il consistait à faire relâcher la pression qu'exerçaient les milliers de fans sur le groupe avant les concerts.
La compagnie de disque profite du moment pour sortir "Dirty deeds done dirt cheap" version britannique. En effet certains réseaux vendaient la version américaine a des prix plus que luxueux. Le disque fonctionne parfaitement et atteint la 3eme place dans les listes officielles.


Juillet 81 : Le groupe s'installe a Paris et sous la direction de Mutte Lange entame un nouvel album. Mais le groupe n'est pas satisfait du résultat et retourne en Angleterre où il était attendu par le très célèbre festival des Monsters of Rock de Donnington.


22 Août 81 : Le groupe n'a pas répéter depuis plusieurs semaines et ils sont tête d'affiche ce jour au festival. Malgré tout AC/DC fut explosif ce jour là devant plus de 60 000 spectateurs.
Après le succès de Donnington, le groupe retourne à Paris pour, cette fois, enregistrer l'album qui selon Malcolm était une "quête inutile du son parfait". Le résultat est un puissant "For Those About To Rock". C'est avec cet album que le groupe se issa aux premières places américaines et anglaises. Il se fit aussi connaître en Espagne où une erreur d'impression (Canon or sur fond noir) produisit un grand nombre de copies très recherchées.


16 Novembre 81 : L'album est lancé, ainsi que la tournée "Cannon And Bell" aux USA où 21 Canons rugissent sur scène. Cette tournée dure pendant toute l'année 1982 en passant par le Canada, le Japon, l'Australie. Le Rock Heavy Metal est dans son époque faste, la tournée est un vrai succès.


Octobre 82 : AC/DC se retrouve au Royaume Unis où ils resteront pour passer les fêtes en famille.


Eté 83 : Après un repos bien mérité, le groupe se retrouve aux studios d'enregistrement des Bahamas afin de décrire leur stratégie pour les années a venir. Beaucoup de changements en résultent. D'abord, c'est Peter Mensch qui est remplacé par un grand ami du groupe : Ian Jeffrey. La production du prochain disque sera assurée par les frères Young et Tonny Platt. Mais ils renouvellent aussi toute l'équipe du son. Le plus important changement fût le licenciement de Phil Rudd, trop accro au hachisch, après une altercation avec Malcolm.


Août 83 : "Flick of the switch" est le dixième album d'AC/DC. Il se hisse en première place en Grande Bretagne et quinzième aux Etats Unis. Les singles "Guns for hire" et "Landslide" ne dépasse pas le top 30. C'est à cause de cela que le groupe d'après certain aurai commencé à vaciller (n'importe quoi !).

Le groupe est toujours à la recherche d'un batteur, ils décident alors de passer une annonce dans la presse musicale de Londres. C'est un jeune batteur de 20 ans qui fut retenue "Simon Wright" de Manchester. C'est avec cette formation "Young, Young, Johnson, Williams, Wright" que le groupe s'envole pour le continent américain et commence une nouvelle tournée à Vancouver (Canada).
Atlantic Record sort aux USA '74 Jailbreak. Un album composé de cinq chansons sorties uniquement en Australie.


19 Août 84 : AC/DC est à nouveau en tête d'affiche des Monsters of Rock de Donnington qui se composait aussi de Motley Crue, Accept, Yesterday & Today, Gary Moore, Ozzy Ozbourne, et Van Halen. Ils obtiennent à nouveau la récompense du public grâce à un festival de tout ce que sait faire le groupe.
Le groupe retourne sur les planches pour une tournée européenne : GB, France, Espagne, Italie, Suisse, Allemagne.

Janvier 85 : Festival de Rock in Rio. A l'affiche, Quenn, Yes, Iron Maiden, Whitesnake, Scorpion, Georges Benson, Al Jarreau, Rod Steward...

Après un nouveau repos bien mérité, le groupe retourne en studio où ils essayent de retrouver l'inspiration de leurs premiers albums. Pour cela, ils travailleront dans comme a leur début, dans un esprit d'urgence, d'immédiateté. Cela donne "Fly on the Wall" un disque qui garde la flamme allumée et ne démérite pas au regard de leurs précédents albums.


Juillet 85 : Sortit du disque plus une vidéo marqué de cinq titres. Ce dernier étant destiné à la chaîne MTV qui commençait, a l'époque, a avoir une certaine influence dans l'industrie musicale. Puis, AC/DC repart en tournée européenne jusqu'en février.
Lors de leur tournée américaine, Le célèbre écrivain Stephen King, fan du groupe, leur demande s'il pouvait utiliser quelques titres pour la bande sonore de son prochain film "Maximum Overdrive" et leur demande aussi de composer une nouvelle chanson. Après lecture du scénario, le groupe retourne au Compas Studios des Bahamas pour enregistrer sous la direction des trop longtemps absent Vanda & Young :"Who made who" et deux titres instrumentaux "D.T." et "Chase the Ace".


Juillet 86 : Les trois titres de la bande sonore du film sont repris dans un album "Who made who". La sélection des autres titres sera faite par Stephen King lui même. Pour cet album aussi, des clips furent tournés. Le succès de ce dernier album pousse AC/DC a retourner sur les planches des USA où une multitude de sosies d'Angus avec des guitares en carton provoquait la confusion générale au début du concert jusqu'à ce que l'unique star du Rock'n Roll fasse retentir ses cordes dans l'arène. Victime de leur succès, la tournée sera prolongée jusqu'en novembre.


Décembre 86 : Le groupe se retire quelque temps, Malcolm et Angus aidés de leur frère George en profitent pour travailler quelques nouveaux Riffs qui composera leur nouvel album. Ils choisissent les Studios Miraval, construit dans une vielle bâtisse médiévale. Sous la direction de Vanda & Young, toutes les conditions étaient réunies pour recréer un album "a l'ancienne", spontanée. Cela fit beaucoup de bien a l'état d'esprit du groupe.

De Août à Novembre 87 : Vingt chansons sont enregistrées et dix seulement sont retenues pour "Blow up your vidéo" qui sera mix" en Angleterre.


4 Janvier 88 : Sortie du single "Heatseeker" ainsi qu'une vidéo pour le moins explosive : Un énorme missile y fait éclater un gigantesque écran de télévision, Angus sortant de ce missile tout en interprétant les riffs fracassants de cette chanson, devant la ferveur d'un auditoire de fans. AC/DC est de nouveau en fer de lance du Rock mondial.

A nouveaux en tournée, le groupe ne s'arrête que dans les villes disposant un espace assez grand pour accueillir l'important montage scénique qui les accompagne.


Avril 88 : Pour apaiser l'angoisse de l'énorme foule de fans qui n'avaient pu les voir lors de leur premier passage, AC/DC remonte sur les planches britanniques. Presque personne ne prêta attention à l'expression de fatigue qui se lisait sur le visage de Malcolm Young. AC/DC Commence l'étape américaine de la tournée en l'absence de Malcolm qui, à cause de ses préférences pour la boisson, avait dû se retirer en Australie pour subir une cure de désintoxication. Il fut remplacé par son neveu Stevie young 21 ans.


3 Mai 88 : La tournée commence dans la ville de Portland et jusqu'au mois de novembre, le groupe remplit systématiquement les salles alors que les Monsters of Rock organisés dans ce pays enregistrait le plus faible taux de participation.
Début 89 : Malcolm, bourrée... de nouvelles idées pour le groupe retrouve Angus a Londres. Ils commencent à préparer un nouvel album mais sans arrêter de dates pour un éventuel enregistrement. Le batteur Simon Wright s'impatiente de l'inactivité du groupe et accepte une offre de Ronie James Dio (ex Black Sabbath).

A nouveau, le groupe se trouve amputé d'un de ses membres, mais Simon fût vite remplacer par Chris Slade. Il avait déjà joué avec des artistes comme Tom Jones et Garry Moore...
Après quelques essais, ils partent pour les Wind Mill Road Studios en Irlande où ils commencent à enregistrer de nouvelles chansons. On charge le Canadien Bruce Fairbairn de la production du nouveau disque. Ce dernier ayant fait de l'excellent travail pour Aerosmith et Bon Jovi. AC/DC part alors a Vancouver pour mixer le disque au Little Mountain Studio. Ils obtiennent alors un nouveau disque avec un son Diaboliquement bon "The Razor's Edge" qui est éditer en septembre 90.
La tournée commence en Amérique où ils ont la surprise de voir que dix de leurs albums sont disque de platine, Back in black en tête avec plus de dix millions de copies vendues.
Novembre 90 à Mars 91 : AC/DC présente leurs spectacles dans les stades couverts américains.
20 mars 91 : La tournée continue en Finlande, puis dans les capitales européennes. Ils remplissent le stade de Wembley pendant cinq nuits d'affilé. Elle se terminera fin avril.
Juin 91 : AC/DC retourne aux Etats Unis pour faire le tour des stades découverts.


17 Août 91 : Le groupe est à nouveau en tête d'affiche des Monsters of Rock de Donnington. 40 semi-remorques et 116 personnes s'occuperont du groupe en installant 500 tonnes de matériels. Le concert fut évidemment géant, plus de 70 000 personnes les acclamaient. Les bénéfices de la soirée étaient estimée à plus d'un million de livres. S'enchaîne alors le Monsters of Rock Tour pendant 20 nuit dan 18 Capitales européennes et en terminant le 24 septembre dans le stade olympique de Barcelone.


28 Septembre 91 : On ajouterait un macroconcert a l'air libre le devant 500 000 personnes dan un terrain d'aviation désaffecté à Tuchino, dans la banlieue de Moscou. L'événement colossal se déroula dans des conditions exceptionnelles de sécurité pour les artistes et l'organisation, mais on ne put éviter des centaines de blessé parmi les spectateurs et 53 arrestations pour bagarres, agressions, viols et tentative de rompre les barrières policières.


Après plus de 150 concerts autour de la planète, le groupe se retire pour un longue période de repos. Longue.. longue...

Pendant l'inactivité du groupe, les fans se font impatient et réclament un second live. C'est ainsi que l'on décide de produire, grâce au tonnes d'enregistrements de the razor's edge tour deux "types" d'enregistrements public. Un CD Live ou figureraient 13 chansons et un double CD Live Collector Edition avec 23 chansons. Le résultat fit à nouveau grimper AC/DC dans les sondages en propulsant Highway to Hell sur les radios du monde entier et bien sûr sur MTV. En parallèle sortait la vidéo du concert de Donnington filmée en 35 mm et son Dolby.
Milieu 93 : Angus et ses compagnons donnent de timides signes d'activité, avec une apparition dans la bande sonore de "The last action hero" contenant "Big Gun" . Pour la promo. Un clip est tourné avec Angus et Shwarzenegger tous deux habillés en écolier et participant à la célebre Duck walk.
Début 94 : On passe a la technique digitale tout le répertoire vinyle d' AC/DC, de High Voltage à Flick off the switch. Le résultat est superbe. A noté quelques différence sur les nouveautés : Certains morceaux sont modifiés, et d'autres manques ou sont rajoutés.
1995 : On apprend que le groupe refuse de participer au Monsters of Rock de Donnington. Apparemment, ils seraient plongés dans l'enregistrement d'un seizième album. On apprend aussi le départ de Chris Slade viré gentiment par le groupe afin de reprendre celui qui les avait quitter douze ans auparavant : Phil Rudd.

26 Septembre 95 : 5 ans après leur dernier album, "Ballbreaker" fait son apparition et replace le groupe en tête le l'actualité musicale mondiale. Cet album est un vrai courant d'air frais dans l'ambiance renfermée du Rock de la décennie actuelle. Les thèmes sont simple Rock et Sexe.

20 Novembre au 20 Décembre 95 : Répétitions a Londres
4 au 10 Janvier 96 : Répétition a St-Ptersbourg.

12 Janvier 96 : La tournée démarre au coliseum de Greensborro aux USA puis au Mexique et au Canada. Le 24 janvier, AC/DC débarque en Europe jusqu'au 13 juillet a Bordeaux. Ensuite ils retournent aux Etats Unis. Le 11 octobre, le groupe arrive en Amérique du Sud puis le 2 novembre en Océanie où ils finiront leur tournée. Tous les concerts se jouaient à guichet fermé et les revendeurs se sont fait des c.. en or.
Au total 144 concerts pendant cette tournée dans 25 pays différents où 160 tonnes de matériels étaient déplacés à chaque représentation.

7 Novembre 1997 : Sortie du coffret Bonfire.
Réclamé par leur fans, AC/DC décide de créer un coffret hommage à Bon Scott : BonFire. Il contient des titres totalement inédits. Plus qu'un cadeau pour les fans.


26 Février 2000 : Sortie du dernier album d'AC/DC : Stiff Upper Lip, suivi d'une tournée mondiale.
22 Juin 2001 : AC/DC arrive au Stade de France ! Le stade est plein à craquer avec un ambiance de feu. Les fans sont au rendez-vous, le groupe est en pleine forme, et joue même un fabuleux Ride On qui n'a été joué qu'au Stade de France sur toute cette tournée modiale.
20 Novembre 2001 : sortie de la vidéo "Stiff Upper Lip Tour" en DVD et VHS. Malheureusement, ce n'est pas le live au Stade de France qui a été enregistré dessus mais celui de Munich. Résultat : qualité d'image et de son époustouflante bien que l'ambiance ne soit pas aussi forte qu'à Paris !

Après pratiquement 100 Millions d'albums vendus, et la passion intarissable des fans d' AC/DC, le doute n'est plus permis, AC/DC est le Rock dans sa fonction la plus pure.

# Posté le samedi 03 juin 2006 05:37

Dragon ball z

Dragon ball z
Dragon Ball est sûrement le plus célèbre des shônens. En effet, qui ne se souvient pas d'avoir vu les personnages les plus forts jamais inventés avec leurs cheveux hirsutes et leurs boules de feu phénoménales capables d'atomiser une planète. Ce manga comptant 42 volumes est surtout réputé pour avoir été largement diffusé chaque semaine pendant de longues années sur le Club Dorothée et a eu le mérite de mieux faire connaître le monde du manga à la France.


Dragon Ball a été créé par Akira Toriyama en 1985 sur la base d'un conte chinois appelé « le roi des singes ». On y retrouve de nombreuses références comme le nuage magique, l'éventail magique ou le bâton qui grandit mais le héros est désormais un humain avec une queue plutôt qu'un singe comme dans le conte. Dragon Ball a duré dix ans jusqu'à 1995 et est en fait découpé en deux parties : Dragon Ball et Dragon Ball Z.
Dragon Ball raconte l'histoire de Sangoku, un jeune garçon au caractère très joyeux possédant une queue de singe ainsi qu'une force incroyable. Sangoku s'élève tout seul depuis la mort de son grand-père dans un coin perdu du monde ce qui en fait un ignorant total des choses de la vie et un grand naïf. Un jour, il rencontre Bulma, une jeune étudiante à la recherche de 7 boules de cristal magiques (les Dragon Balls) qui une fois réunies permettront d'invoquer un dragon géant ayant le pouvoir d'exaucer n'importe quel souhait ou presque. C'est le début des aventures pour Sangoku qui va rencontrer sur le chemin de nombreux alliés ou ennemis lui permettant de s'entraîner et de devenir toujours plus fort.
Dragon Ball est un shônen très réussi grâce à un graphisme clair et fluide, un humour omniprésent et à des personnages charismatiques. Qui ne se souvient pas de Tortue Géniale, le vieux maître pervers de Sangoku obsédé par n'importe quelle jolie fille et inventeur du mythique kaméhaméha. Dragon Ball est un manga vraiment très bon tout en restant dans les normes du genre et Akira Toriyama a été très intelligent en l'orientant dans une autre direction à partir de sa moitié pour ne pas s'enliser dans une histoire trop répétitive et produire quelque chose encore jamais réalisé avec Dragon Ball Z.


DBZ est devenu culte parce qu'Akira Toriyama a réussi en quelque sorte à s'auto-parodier. Les combattants étaient déjà très forts dans Dragon Ball et cette caractéristique a réussi à être poussée à son maximum pour Dragon Ball Z. DBZ montre les personnages les plus forts jamais créés devenant toujours plus puissants au fil des batailles. L'histoire a d'abord évolué. Elle commence avec l'arrivée d'un être extraterrestre sur la terre, le frère de Sangoku qui serait de la race des saïyens. C'est le commencement d'une histoire qui dépasse les frontières de la Terre avec des voyages jusqu'au fin fond de l'espace ou au paradis.
DBZ raconte en fait quatre grandes histoires avec des adversaires toujours plus monstrueux et plein de nouveaux personnages comme par exemple Végéta, adversaire puis allié de circonstance de Sangoku. L'humour est plus mis de côté pour laisser place à des combats apocalyptiques. A ce niveau, l'histoire avec Freezer est la moins bonne, trop longue à se dérouler et pas assez drôle. Mais Akira Toriyama a réussi à redresser brillamment la barre lors de la partie contre Boo (la dernière) grâce au retour d'un humour omniprésent et auto-parodique.


L'anime est aussi monstrueuse mais surtout par la longueur du déroulement de l'histoire. Je crois qu'il y a eu plus de 300 épisodes en tout parce que comme souvent, pour ne pas rattraper le manga, les créateurs de l'anime ont fait leur possible pour ralentir le scénario. On pouvait manquer quatre ou cinq épisodes et en fait n'avoir rien raté. Mettre deux épisodes pour faire un kaméhaméha, c'est vraiment trop long. C'est dommage parce que l'histoire était vraiment sympa et que c'est toujours rigolo de voir à l'écran avec les couleurs tous ces affrontements mémorables, ces kaméhaméhas surpuissants ou la transformation en super saïyen.


Dragon Ball a maintenant un statut culte grâce à son humour, à ses personnages géniaux mais aussi grâce à l'univers particulier et incroyablement riche qu'Akira Toriyama a réussi à créer. D'ailleurs, tous les éléments présents dans le manga et dans l'anime sont très bien recensés dans le dictionnaire de Dragon Ball que tout fan se doit d'avoir. Le nombre de produits dérivés provenant de cette série est aussi incalculable entre jeux vidéo et cartes téléphoniques. Aujourd'hui, l'adaptation à Hollywood de Dragon Ball est très largement envisagée ce qui prouve l'impact qu'a eu cette série sur toute une génération. Alors, à quand un kaméhaméha contre un Final Flash sur grand écran ? Pour bientôt j'espère.
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# Posté le samedi 03 juin 2006 05:46

Naruto

Naruto
Bien moins connu que les dragon ball, fly et autres manga qui ont pu bercer notre enfance, Naruto est , de l'avis de nombreuses personnes, une épopée bien plus prenante , qui n a rien à envier aux poids lourds de notre enfance!

Pourquoi Naruto est moins connu?

Tout simplement, parce que jusqu'à récemment la licence n'a jamais été acheté en France. Cela est révolu car désormais les premiers épisodes de Naruto sont actuellement diffusé sur la chaine Game One. Mais heureusement pour les petits francais que nous sommes, les épisodes de Naruto sont disponible depuis bien longtemps en version original sous titré! Actuellement (le 4 janvier 2006) 166 épidoses ont été diffusés en vost fr grâce au formidable travail de la mirage team ! Ils proposent sur leur site ( http://www.mirage-team.com/naruto-accueil.html ) le téléchargement (via des fichiers torrent ou sur emule) des épisodes récupérés et sous titrés par leur soin à partir de TV Tokyo.



Mais assez de bla bla!!!!! Laissez moi vous conter le début de lhistoire de ce petit bonhomme attachant d'Uzumaki Naruto !

Il existait jadis un démon-renard à neuf queues nommé Kyubi.



D'un seul battement, elles pouvaient détruire une montagne ou provoquer un raz-de-marée. Accablés par ce monstre, les hommes réunirent une troupe de ninja.L'un d'entre eux réussit grâce à sa bravoure à neutraliser la bête mais son exploit lui coûta la vie.Ce valeureux ninja était le quatrième maître Hokage (C'est la personne qui dirige un pays et c'est aussi la personne la plus puissante de ce dernier. )




Il scella le démon dans le corps d'un nouveau né, nommé Naruto.



Mais contrairement au souhait du 4ème hokage,l'enfant sera repoussé par les habitants de son village natal.Naruto devra alors faire preuve de persévérance et de courage pour atteindre son rêve : Devenir Hokage et d'être ainsi reconnu aux yeux de tous.

Au début tout part plutot mal ...cancre de sa classe, un peu bouc émissaire sur les bords...sa quête de reconnaissance commence ici !
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# Posté le samedi 03 juin 2006 05:53

Modifié le mercredi 25 juillet 2007 07:16