One piece

One piece
Notre héros s'appelle Monkey D. Luffy (enfin entre nous on peut l'appeler Luffy) et vit sur une petite île, dans un petit village du nom de Fushia (aucun rapport avec la couleur). Comme tout gamin qui se respecte, Luffy veut devenir pirate.
Ainsi c'est par tous les moyens qu'il essaye de convaincre le capitaine Shanks le Roux, de passage sur l'île, de le prendre dans son équipage(allant jusqu'à se couper la joue, d'où sa balafre). Pourtant c'est bien cette rencontre qui va bouleverser le destin de notre jeune héros. Shanks le Roux revenait d'une expédition et avait rapporté avec lui un des fruits du démon : le fruit du caoutchoutier ( le gomu gomu fruit), dont les vertus était de conférer à quiconque le mangerait la possibilité d'avoir un corps élastique. Bien sûr comme on s'en doute Luffy mangera ce fuit.
En revanche, celui qui avale un fruit du démon est condamné à ne plus pouvoir nager ( le comble pour un pirate). C'est d'ailleurs ce petit soucis qui amènera le capitaine Shanks le Roux à sacrifier son bras en allant sauver Luffy de la noyade et d'un monstre marin. Shanks confiera son chapeau de paille à Luffy avant de reprendre la mer en lui disant de devenir un fier pirate. Et voilà une histoire était née.


Quelques années plus tard, on retrouve notre jeune héros entraîné, ayant tiré parti des pouvoirs qui lui ont été donnés par le fruit du démon, sur les flots et prêt à devenir le seigneur des pirates. Bien sur, comme dans toute quête qui se respecte, le héros par à la recherche de compagnons, donc ici d'un équipage, car un seigneur des pirates sans équipage ça fait un peu tache. Les 8 premiers volumes sont donc consacrés à cette quête, agrémentée de péripéties en tout genre (de spectaculaires scène de combats), et qui donnera un équipage réduit mais efficace avec Luffy comme capitaine, Zorro un combattant hors pair (il se bat avec 3 sabres dont un dans sa bouche et c'est pas une blague), une excellente et charmante navigatrice : Namy, un excellent et couard de tireur : Pipo, et enfin pour compléter cette belle brochette... un cuistot en la présence de Sandy.
A la fin du volume 8, notre équipage étant complet, Luffy met donc voile sur La Route de tous les Périls dans le but de récupérer One Piece : le fameux trésor cacher par le défunt seigneur des pirates.


Graphiquement l'auteur est très doué et possède un style particulier qui le démarque des autres productions classiques en matière de manga. Ainsi, on peut aussi noter la qualité des décors de fond du manga souvent très détaillés et diversifiés. Un point positif supplémentaire est à donner à l'éditeur qui livre une oeuvre de bonne qualité agrémentée de petits bonus qui font la différences : croquis, interviews du créateur, anecdotes et commentaires un tous genres. De plus, placer un manga dans un univers de pirates est une trouvaille géniale car cela permet de renouveler le genre des mangas pour garçons (Hunter X Hunter, Shaman King, Rave, Dragon Ball...).


Mais attention, car One Piece n'est pas seulement un manga bien dessiné avec une histoire qui tient la route. C'est aussi et surtout des héros qui ont une classe infinie et un style bien particulier. Il suffit pour s'en, rendre compte de regarder le personnage de Luffy s'affirmer tout au long de la série !
Si avec ça vous n'êtes toujours pas convaincus voilà un chiffre qui pourrait vous faire changer d'avis : 2400000 ! C'est le nombre de vente de un des derniers volumes de One Piece (le numéro 24 ) sorti au Japon : un record.


En France on n'en est malheureusement qu'au volume 23.
Enfin, je ne serait que trop vous conseiller l'adaptation télévisée de cette série (si vous savez lire l'anglais) qui reste très fidèle au manga que ce soit dans la qualité graphique, l'histoire mais aussi la qualité. En effet, l'anime reste très dynamique et pas le moins du tout ennuyeux car contrairement à certaines séries comme Dragon Ball Z ou Naruto, les combats ne durent pas plusieurs épisodes.
Alors bonne lecture ou bon visionnage.
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# Posté le samedi 03 juin 2006 05:55

Modifié le samedi 03 juin 2006 06:28

GTO

GTO
Eikichi Onizuka (22 ans, puceau, comme il aime à le répéter) est un loser. Après avoir passé 35 entretiens d'embauche et avoir essuyé 35 refus il se replonge dans son activité favorite : mater les culottes des lycéennes sous un escalator. Sa difficulté à trouver un emploi est très facile à comprendre etant donné qu'il est diplomé de la plus mauvaise université du Japon (en trichant), que c'est un ancien Zoku (racaille japonaise) et qu'il conserve ce style. Pourtant, un jour, en découvrant qu'une jeune lycéenne dont il a fait la connaissance (en matant sa culotte) est amoureuse d'un "vieux trapu" qui n'est autre que son professeur il prend une décision importante : il sera enseignant (dans le but avoué de sortir avec une fille de 16 ans lorsque il en aura 40). On peut d'ores et deja imaginer les difficultés qu'il va rencontrer vu son niveau, sa seule arme sera sa force colossale, en effet Onizuka est "capitène du club de karaté et très fiair de sa force physique" (comme il aime à l'ecrire sur son CV). Pourtant il réussira à devenir prof, et au fur et à mesure des chapitres sa priorité ne sera plus les lycéennes mais bel et bien l'enseignement, qu'il prendra très à coeur. Son nouveau but sera de devenir le meilleur prof du Japon, GTO : Great Teacher Onizuka.


A travers ce personnage d'Onizuka, Fujisawa nous livre une réelle critique de la société japonaise, et principalement du système éducatif sur un ton parfois touchant, toujours très drôle. Onizuka est réellement déjanté et parvient à se sortir de tous ses problèmes (nombreux) de manière inattendue. Le scénario n'est pas très réaliste dans le sens où Onizuka est un peu un surhomme mais les problèmes des élèves sont eux tout à fait possibles. Le manga est très speed, l'action est toujours au rendez-vous et Onizuka (ainsi que le lecteur donc) n'a jamais de temps de répit. Et même si le manga commence à s'essoufler vers le volume 20, les deux derniers volumes (24 et 25, derniers de la série), concluent l'histoire en apothéose et font oublier les quelques volumes moyens.


Au niveau graphique GTO fait également très fort. Le dessin est très soigné, les personnages ainsi que les décors très travaillés et le style s'adapte aussi bien aux situations "sérieuses" qu'aux délires d'Onizuka. Les lycéennes sont particulièrement bien dessinées (elles font plus 20 ans que 16 mais bon), et lorsque Fujisawa déclare qu'il a embauché la meilleure spécialiste du Japon pour dessiner les reflets sur les poitrines féminines je le crois tant le travail est bien fait. Mais attention, GTO n'est pas un manga pervers pour autant, tout est traité sur un ton comique mais intelligent (quoique parfois...), et sait toujours trouver ses limites.


L'adaptation animée de GTO a été réalisée par le studio Pierrot (Ulysse 31) qui donne plutôt du plaisir par sa bonne humeur ambiante même si quelques défauts viennent entacher sa qualité. Tout d'abord, l'horrible VF donne des frissons dans le dos par son irrespect des personnages et la qualité de l'animation n'est pas toujours au top. Pour le reste, GTO reste une série drôlatique qui ne perd rien de son humour mais qui ne comprend que les treize premiers volumes de l'oeuvre originale. Comme dans le manga, le prestige du cancre/professeur ira en grandissant à force de se damner pour ses élèves. La fin est différente par rapport à celle du manga laissant un petit goût amer qui s'effacera vite en se rappelant les pitreries d'Onizuka.


J'étais moi-même sceptique au départ quant à acheter un manga traitant de l'enseignement, pourtant je me suis lancé et je n'ai plus pu m'arrêter, attendant chaque mois fébrilement le suivant. Aujourd'hui la collection est finie et je ne regrette rien, projette même d'entamer "Rookies" (par le même auteur dans le même style), et attend avec impatience "Young GTO". Pour finir c'est un manga que je conseille à tous ceux qui aiment rire, il faut se lancer sans a priori et vous vous rendrez compte que le manga ce n'est pas que des coups qui partent dans tous les sens et du sexe (mais vous vous en étiez surement déjà rendu compte).
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# Posté le samedi 03 juin 2006 06:31

Full metal

Full metal
Dans un monde où l'alchimie est élevée au rang de science, Edward Elric et son frère Alphonse, d'un an plus jeune que lui, tentent de ressusciter, grâce à une transmutation humaine, leur mère récemment décédée. Cependant, ils échouent et en subissent les conséquences, car l'alchimie en tant que science répond à des lois fondamentales inéluctables. Ainsi, on ne peut obtenir quelque chose grâce à l'alchimie qu' en cédant autre chose de valeur égale, c'est la loi de l'échange équivalent (ou principe de l'équivalence dans d'autres traductions, connu sous le nom de loi de conservation des éléments dans notre chimie contemporaine). Alphonse perd son corps tout entier dans la manipulation, et son frère Edward y perd une jambe. Ensuite, en liant l'âme d'Alphonse à une armure afin de le sauver, il concéde un bras.

Sur proposition de Roy Mustang, Edward Elric décide alors de passer le test nécessaire à l'entrée chez les alchimistes d'État afin de mener à bien leur quête. Dès lors, ces deux frères n'ont de cesse de chercher à retrouver leurs corps et ce dont ils ont besoin pour y arriver, la pierre philosophale, qui selon les rumeurs aurait la faculté de permettre à l'alchimiste qui l'utilise de passer outre la loi de l'échange équivalent.

Il est bon de noter que les scénarios du manga et de l'animé diffèrent sensiblement vers le tome 6 soit environ vers l'épisode 25

Un rappel intéressant : sauf erreur de mémoire ou de documentation manquante, c'est la première fois que l'Alchimie est mise à la disposition d'un si vaste public, certe sous forme de la logique qui a cours à notre époque, et sous forme d'aventures plus spectaculaires que spirituelles, mais, c'est bien de l'Alchimie qu'il s'agit ! même si le principe de l'équivalence n'est pas mentionné dans la plupart des auteurs Anciens. A l'époque de la Renaissance, un Roi d'un pays de l'Europe central encouragea la pratique de l'Alchimie, cela peut être une analogie avec l'armée (corps social) qui, dans Full Metal Alchemist, utilise comme arme certaines puissances des connaissances de la matière. Enfin ; l'humour, comme dans le manga de Full Metal Alchemist, est nécessaire pour vaincre un ego trop envahissant ! C'est une sorte de fusible, avec l'humilité.

Pour continuer la série de 52 épisodes, un film, "Conqueror of Shambala", est sorti en 2005 (au Japon)

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Personnages
Personnages principaux
Edward Elric (FullMetal Alchemist)
Alphonse Elric



Membres de l'armée
Frank Archer
Alex Louis Armstrong (Strong Arm Alchemist)
Kain Furry
Jean Havok
Riza Hawkeye
Maes Hughes
Zolf J. Kimbley (Crimson Alchemist)
Roy Mustang (Flame Alchemist)
Shô Tucker (Sewing Life Alchemist ou « alchimiste tisseur de vie » en français)
Breda Heymans
Basque Grand
Les Homonculus il est à noter que chacun des Homonculus représente un des sept péchés capitaux... De plus les homoncules ne sont pas toujours les mêmes personnages dans le manga et dans le dessin-animé.
Envy : l'Envie
Gluttony : la Gourmandise
Greed : l'Avarice
Lust : la Luxure
Pride : l'Orgueil
Sloth : la Paresse
Wrath : la Colère
Autres personnages récurrents
Pinako Rockbell
Winry Rockbell
Dante
Izumi Curtis
Rose
Scar
Trisha Elric
Hohenheim Elric (le Lumineux)
Nina Tucker
Les Chimères
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Publications
13 volumes sont parus au Japon depuis février 2002. En France, les deux premiers volumes sont sortis depuis le 8 septembre 2005. Le troisième est paru le 10 novembre 2005 et le quatrième est sorti le 12 janvier 2006, le 5ème est sorti le 9 mars 2006 et le sixieme tome, le 11 mai 2006.

Le septième tome sortira le 13 juillet 2006 et le huitième tome le 14 septembre 2006.

Édition française de Kurokawa.

Édition japonaise originale Square Enix.

Manga prépublié dans le magazine japonais Shōnen Gangan.

# Posté le samedi 03 juin 2006 06:36

Shaman king

Shaman king
Manta est un jeune collégien sérieux trimant tous les jours à l'école et aux cours du soir. Un soir, en retard pour prendre son train il décide de couper par le cimetière. C'est la qu'il aperçoit un jeune garçon de son âge qui l'invite à contempler les étoiles mais aussi tous les fantômes du cimetières avec lui. Manta effrayé par la vue des fantômes prend les jambes à son coup. Le lendemain, un nouvel élève arrive dans la classe : le garçon du cimetière. Il s'appelle Asakurah Yoh. Yoh faisant semblant de ne pas reconnaître Manta, celui-ci le suit le soir pour le démasquer. Yoh lui explique alors qu'il est en fait un Shaman (c'est à dire qu'il peut relier le monde terrestre au monde des morts) et qu'il est ici pour compléter et finir son apprentissage.
Manta va alors petit à petit devenir ami avec Yoh et découvrir ce qu'est réellement la vie d'un Shaman. Yoh, quant à lui, va devenir ami avec le fantôme d'un grand samouraï et en apprendre beaucoup plus sur ses pouvoirs et les shamans grâce à ses rencontres avec d'autres shamans... et ce dans le but final de devenir le SHAMAN KING.
Après ma lecture des 14 premiers volumes, je peux dire qu'au niveau du dessin c'est assez spécial mais loin d'être vilain, au contraire il est très agréable à lire car clair et lisible tout en possédant une foule de petits détails. Le design des persos très sympathique et varié nous permet de connaître immédiatement leur caractère. De plus, c'est l'un des rares mangas où le héros est le personnage le plus attachant (autant que celui de One Piece) .
Bon revenons à la trame maintenant. A la lecture des premiers volumes, on trouve l'idée des Shamans qui s'affrontent chacun avec leurs pouvoirs différents pour devenir le Shaman King pas mauvaise mais pas très originale. Les combats entre Shamans sont sympas, les bagarres bien foutues avec par moment un zeste d'humour savamment placé. Ainsi, on a l'impression de se retrouver devant un manga pas génialissime mais plutôt sympa et agréable à suivre.
Mais attention, car ce manga somme toute correct au début ce révèle être en fait bien plus passionnant au fur et à mesure de sa lecture. Bon, certes on est dans un shônen donc la trame reste assez basique (devenir plus fort pour battre des ennemis encore plus fort et avec l'aide de ses amis devenir le meilleur : le Shaman King). Bon, là c'est clair, je schématise mais je ne suis pas loin de la vérité. Pour autant, Shaman King n'est pas un mauvais manga car il arrive, tout en respectant cette étiquette de manga shônen, à innover. En effet, Dragon Ball avait ses Super Saïans, Hunter X Hunter son nen, et bien Shaman King lui a son over soul et son monde des esprits.
En outre, Shaman King arrive à développer un certain côté sombre avec l'arrivée de Hao (le méchant), mais aussi avec son côté plus sérieux (l'idée de tuer et de mourir apparaît comme un thème récurrent).
Enfin, l'auteur donne vraiment l'impression de contrôler son histoire et ses personnages, on n'a, à aucun moment, le sentiment qu'il invente au fur et à mesure. Ainsi, il y a peu de risque que l'histoire devienne complètement ridicule ou qu'il y ait des incohérences. L'auteur nous donne une impression de force tranquille avec cette histoire mais surtout son héros : simple, et confiant dans la vie et l'être humain... Un pur moment de détente.
Pour conclure, Shaman King c'est moins compliqué qu'Hunter x Hunter, moins vibrant que One Piece mais mieux que les autres shônen récents. A découvrir sans hésitation.
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# Posté le samedi 03 juin 2006 06:39

Modifié le mercredi 25 juillet 2007 07:16

Beck

Beck
Yukio Tanada est un ado tout ce qu'il y a de plus banal. Pas trop chanceux et maladroit, il lui arrive souvent bien malgré lui donc de s'attirer des ennuis. C'est dans ce contexte familier que notre jeune héros un peu paumé va faire la rencontre de Beck, un chien bizarre qu'on jurerait être la réincarnation du célèbre Black Jack de Tezuka. Ainsi, une fois de plus, ce n'est pas le jour de Yukio. Frappé pour protéger Beck, il va ensuite finir par se faire mordre par celui-ci !
Sûrement encore une journée de plus où Yukio aurait mieux fait de rester au lit ! Pourtant, sa rencontre avec Beck va amener notre ado malchanceux à fréquenter de nouvelles personnes dont la belle Izumi Ishiguro et le charismatique musicien Ryûsuke.
C'est dans ce contexte de rencontre pour le moins curieux entre Beck et Yukio que le mangaka pose les bases de la trame de son manga. En effet, ce passage apparemment anodin de la vie du héros va se révéler être le début d'une nouvelle vie pour Yukio, le moyen pour lui de sortir de l'adolescence pour passer à une vie plus adulte.


Harold Sakuichi nous propose dans cette série, un shônen pour le moins atypique ayant pour fond le rock. En France, ce thème doit apparemment être à la mode vu que il y a à peine un mois, l'éditeur J'ai Lu se lançait lui aussi dans un manga de ce genre avec Bremen. Mais attention, car la ressemblance entre Beck et Bremen s'arrête ici. Les thèmes du rock et de la formation d'un groupe sont bien les seuls points communs que l'on pourra trouver à ces deux oeuvres. Car Beck ne joue pas dans la même catégorie.


En effet, le mangaka avec ce titre nous propose vraiment une histoire originale et prenante. Beck, nous propose donc de nous immerger dans le quotidien de jeunes japonais, plus adolescents mais pas encore adultes, un peu perdus donc encore entre ces deux stades. Là ou Harold Sakuichi démontre son grand talent, c'est dans le réalisme de l'histoire. Ainsi, à contre-courant de la production des mangas et en particulier des shônens, le mangaka fait fi de tous les codes et clichés inhérents à ce style. Dans Beck, exit les excès. L'auteur ne tombe jamais dans la caricature. Il se contente simplement de nous conter, certes avec maestria, les affres des adolescents. Tout ici est criant de vérité. Que ce soit le comportement et la personnalité des personnages ou bien les situations auxquelles ils sont confrontés. En effet, pourquoi exagérer une histoire d'amour en la compliquant avec une multitude de personnages (Love Hina) ou avec un triangle amoureux (I's), alors qu'en soit l'amour est déjà très complexe et en particulier chez les jeunes. Pourquoi inventer un héros stupide, pervers et invraisemblable style Keitaro alors que tout personnalité se révèle être complexe et riche. Ainsi, c'est je pense ce difficile exercice que Harold Sakuichi réussit à réaliser dans ce manga. Son dessin nous croque avec brio l'histoire de Yukio. Le style graphique de l'auteur est net et clair. Il dégage un petit brin de vieillot mais surtout de nostalgie. A la lecture de Beck on est ainsi pris de souvenirs d'une adolescence regrettée où l'insouciance et les rêves étaient les deux mots d'ordre. Bref, Beck fait ressortir tout cela et bien plus encore. L'auteur fait preuve d'un sens inné pour la narration simple mais pourtant précise, pour écrire une histoire attachante.


Ainsi, Beck avec toutes ses qualités se retrouve logiquement être une manga culte au Japon. Chaque volume se vend à plus de 350 000 exemplaires. Les lecteurs suivent ainsi depuis cinq ans maintenant mensuellement la vie de Yukio, Izumi et Ryûsuke avec la publication à chaque numéro du Monthly Shônen Magazine d'un chapitre.


Enfin, Beck c'est aussi le rock, le vrai et pas celui de la Star'ac. Les héros de Beck sont des références des années 1960-1970 comme les Sex Pistols, Jimi Hendrix et les Beatles. Mais aussi des groupes plus contemporains comme Nirvana, les Red Hot et bien entendu Beck. Le manga reste donc aussi fidèlement dans cet esprit rebelle et libertaire auquel de nombreux jeunes aspirent tous comme les héros de Beck.
Ainsi, Akata/Delcourt nous comble une fois de plus en nous proposant un manga atypique mais tellement bon. Après le premier volume on en redemande encore et on a hâte comme les Japonais de pouvoir découvrir et suivre la vie de la bande de Yukio

# Posté le samedi 03 juin 2006 06:52